Chronique : Jack White - Frozen Charlotte
Considéré par beaucoup comme un des plus grands artistes de sa génération, Jack White (blues rock/alternative rock) revient avec un septième album solo nommé Frozen Charlotte. Comme à chaque nouveauté, la même question se pose : quelle orientation musicale a-t-il choisi ? Il est vrai que tout au long de sa carrière, l'Américain a toujours cherché à explorer de nouvelles sonorités avec parfois des résultats surprenants (bien que toujours plaisants, comme par exemple l'album Boarding House Reach).
La formule Jack White ? Des riffs précis et une bonne structure rythmique pour laisser de l'espace au chant et à l'expérimentation. Concrètement, ce qui a changé depuis l'époque The White Stripes, c'est qu'il a troqué les guitares en "plastique" pour des Triplecaster qu'il a modifié tout au long de carrière, customisées à son image du moment tout en cherchant continuellement a étoffer son son.
L'album démarre avec "G.O.D. And The Broken Ribs", titre axé rock très similaire à "Archbishop Harold Holmes" présent sur No Name, dernier album en date. Dans son processus de création, l'auteur s'inspire toujours du blues, avant d'apporter sa patte et sa folie. Après tout, pourquoi faire autrement ? Ce monsieur respire le blues, confirmation plus tard avec "All Alone Again". Un titre qui valide l'esprit file rouge de l'album : une identité blues rock avec un style toujours aussi énergique et une musique incisive.
Rassurez-vous, la structure de chaque morceau a été façonnée de la même manière, dans un monde où tout "processus de création" a besoin d'une validation IA, Jack White fait tout lui-même. Il produit l'album, le compose et a même son propre label. Un son avec de nombreux effets, mais là aussi, la plupart du temps il utilise des modèles signature Jack White qu'il fait développer en partenariat avec de grandes marques. Il en va de même pour la promo du disque à travers le monde, de multiples disquaires indépendants ont été sélectionnés pour organiser en avant-premières des séances de pré-écoute.
Comme expliqué plus haut, Jack White est un artiste instinctif et énergique, ce n'est donc pas surprenant que la plupart des nouveaux morceaux soient taillés pour le live. Soit par des titres qui vont rester en tête comme "I Can't Believe What I'm Hearing" ou encore "She's In A Frenzy" (qui renvoie aux belles heures de The Raconteurs), ou par des solos, qui, sur scène, seront saupoudrés d'improvisation. En parlant de concert, la tournée a déjà débuté, les singles sont intégrés à la setlist et déjà validés par les fans.
Pour la pochette de l'album, on retrouve la trace du chiffre trois chère à Jack. Trois couleurs, le noir, le blanc et bien sûr le bleu (moins présent que d'habitude). Le motif au premier plan, découpé en trois parties, une statue décapitée, avec sa tête posée au sol, celle-ci étant remplacée par un crâne bleu au sommet de ladite statue. D'une manière générale, toujours cette triade présente dans les initiales de l'artiste JW III, un peu partout sur sa guitare (trois micros, trois points en repère à la case douze, un sélecteur trois positions), son label Thirdmanrecords ou tout simplement les trois bandes de son logo.
Dès les premières notes de Frozen Charlotte, Jack White réussi une fois de plus à emmener l'auditeur dans son univers, pour un septième album réussi, dans la ligné du précédent. Une énergie particulière se dégage tout au long de cet opus, qui se veut une œuvre humaine, un nouveau cadeau offert par Jack à l'humanité avant que l'IA ne prenne le dessus. Et un disque dédié au blues, au rock et à la fuzz.
Note du rédacteur : 4/5
Pastaga
1. G.O.D. And The Broken Ribs
2. Derecho Demonico
3. There's
Nobody There
4. Raising The Grain
5. You'll Never fix Me
6.
Nobody Knows
7. Dollar Bill
8. I Can't Believe What I'm Hearing
9.
Thick As Thieves
10. All Alone Again
11. She's In A
Frenzy
12. Making Contact
13. Neighbors Blues

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