Chronique : Evanescence - Sanctuary
La particularité du groupe est qu'il est presque inclassable. Du rock ? Du nu metal ? Pas vraiment. Du metal symphonique? Du gothique ? Pas tout à fait… Finalement, Evanescence fait du Evanescence et c'est très bien comme ça.
La chanteuse Amy Lee et ses potes sortent donc de leur tanière pour nous offrir un nouvel album nommé Sanctuary, le cinquième du groupe (sixième si on compte Origin). Ce dernier démarre avec "Beautiful Lie" par un question/réponse entre la voix d'Amy et un combo lourd de guitare et de basse, avant d'enchaîner avec un premier refrain dont seul eux ont le secret. On accélère le tempo sur le morceau suivant, "Tell Me When You Had Enough", tout en gardant la même trame… plus aucun doute possible, Evanescence est de retour !
De la modernité certes, mais par petites touches : les premières secondes de "Calm Down" semblent sortir tout droit de l'univers de The Open Door, avant un virage à 180 degrés avec des ambiances plus lourdes et electro, la prod de Jordan Fish se faisant clairement sentir. Il en va de même pour le morceau suivant, "Self Destruct", qui flirte avec les sonorités de That's The Spirit (album de Bring Me The Horizon), mais la voix d'Amy nous ramène tout de suite dans l'univers d'Evanescence.
Dans diverses interviews, elle a déclaré avoir puisé dans le passé du groupe pour composer les nouveaux morceaux. On y retrouve des ambiances dignes d'Origin, Fallen ou encore The Open Door, mais là encore, par petites touches. Quand à Amy, elle n'a rien perdu de son talent, que ce soit au piano ou au chant ; confirmation avec la 2ème ballade hyper émouvante, "Forever Without You".
Evanescence nous livre un somptueux nouvel album avec Sanctuary ! Peut-être que pour certains, tout ne sera pas parfait, mais il est porté par une Amy Lee sensible et torturée, plutôt inspirée et bien accompagnée par la production jeune et moderne de Jordan Fish et Zakk Cervini, ajoutant une nouvelle pièce solide à la discographie du groupe. "Quand on se laisse aller à la douleur, on découvre qui l'on est (…) le cÅ“ur grand ouvert faisant briller la lumière qui est en nous". Le groupe continue donc de tracer sa route comme il l'entend, sachant piocher dans son passé ce qui en faisait la saveur, sans y rester bloquer ni se faire distancer !
Note du rédacteur : 4,5/5
Pastaga
1. Beautiful Lie2. Tell Me When You've Had Enough
3. Who Will You Follow
4. Rapture
5. Afterlife
6. Sanctuary
7. How Do I Heal
8. About Us
9. Calm Down
10. Self Destruct
11. Forever Without You
12. Wide Open Heart

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