Live Report : Hellfest 2026 - Jour 1 (18/06/2026)
Le festival pérennise également sa nouvelle scène placée dans le Metal Corner, proche du camping. Intitulée la Purple House, elle avait connue du succès l'an passé pour son setup original (une cage octogonale sous une tente aux allures de nightclub), ainsi que la présence de nombreuses bornes d'arcade rétro. Particularité spéciale, cette scène ne présente que des groupes français tout au long du week end. Un peu pris par le temps sur les journées de festival, nous avons quand même pu apprécier cette scène le mercredi avec des artistes comme Pussy Miel et leur stoner punk, Violence et leur électro-metal industriel, ou encore Yü et leur stoner grunge. Les circle pits autour de la scène et les grillages qui permettaient aux gens de grimper pour se jeter dans la foule ont contribué à faire de cette petite scène une atmosphère incroyable !
Mais place à l'ouverture de la cathédrale vers 13h. Alors que les festivaliers courent au Sanctuary pour acheter leur merch floqué Hellfest dans les premiers, les premiers groupes se préparent. La formation ayant l'honneur de lancer le festival ce premier jour n'est autre que We Came As Romans, pour une journée qui oscille entre metalcore et légendes du rock. Les américains jouent majoritairement des morceaux de leur dernier album, ALL IS BEAUTIFUL... BECAUSE WE'RE DOOMED, dont les deux titres éponymes. On retrouve également avec plaisir le single "bad luck" co-écrit avec Jordan Fish, mais aussi d'anciens titres majeurs comme "Black Hole", le featuring avec Caleb Shomo de Beartooth. Le pari est clairement réussi pour le groupe qui fait déjà bouger la foule malgré la chaleur, et la machine des concerts est lancée !
La journée metalcore continue avec The Plot In You qui vient sur scène jouer presque tous les morceaux de leur album éponyme sorti ce 10 juillet, qui est en réalité une compilation des singles sortis ces 4 dernières années. Un réel plaisir de voir ce groupe se produire sur la mainstage, d'autant qu'il vient rarement se produire en France ! Ils commencent par "Divide", le premier titre de leur album également, et la foule reprend le refrain en choeur. C'est touchant de voir le groupe bien reçu, malgré une absence de communication entre les artistes et le public. Ils terminent par leur tube "FEEL NOTHING" et quittent rapidement la scène pour laisser la place à The Pretty Reckless, dont les membres ne se font pas attendre. Le groupe de rock fait honneur au festival en jouant leurs chansons les plus énergiques, porté par une Taylor Momsen en grande forme. Deux singles du nouvel album, qui est sorti juste après le festival, sont joués à suivre au milieu du set : "For I Am Death" et "When I Wake Up", suivis du tube "Make Me Wanna Die" qui ne conclut surprenamment pas la setlist. Le groupe préfère enchaîner avec "Heaven Knows" et démontrer le talent des musiciens avec de longs solo avant de terminer sur "Going To Hell", gros single éponyme de leur second album de 2014. Les nombreux applaudissements confirme tout de même que le set était un succès !
Breaking Benjamin était l'un des groupes les plus importants du jour, pour une raison simple : la formation n'est venu que 3 fois en 30 ans en Europe car le chanteur ne prend pas l'avion. Il doit donc prévoir le bateau pour arriver, ce qui rend la logistique plus complexe. Un évènement de les avoir au Hellfest ! Les plus nostalgiques ont pu revivre leur adolescence au travers une compilation des singles les plus connus du groupe, sans vrai fil conducteur mais qui replonge quand même une partie du public dans leur adolescence. Découvrir en live "Something Wicked" ou la fameuse "The Diary Of Jane" qui termine le set fait de ce moment un trésor ! Ils sont rapidement suivis par les papis de Deep Purple, toujours debout et bien présents, pour jouer un show qui ne semble plus évoluer depuis tellement d'années qu'on s'en lasse un peu. Tout de même, on profite des solos des musiciens qui peuvent varier, et de certains morceaux qui sont toujours plaisants à écouter comme "Lazy" ou l'indémodable "Smoke On The Water" même si l'énergie n'y est plus trop de leur côté.
Si on veut chercher de l'énergie, il faut se tourner vers Papa Roach, le prochain groupe de la liste. Les californiens en ont à revendre et comptent bien remuer la foule ! Sur pas moins de 16 morceaux, l'attention est porté à la fête et au partage, avec leurs morceaux les plus connus ("Liar", "Scars") ou des reprises comme "California Love" de 2Pac, "Blitzkrieg Bop" des Ramones, ou encore "We Will Rock You" de Queen. Sans oublier bien sûr leur fameux medley "Nu Metal Time Machine" qui reprend les plus gros titres du genre, de Korn à System Of A Down avant de terminer sur leur célèbre morceau, "Last Resort" que tout le monde reprend à tue-tête. Un set clairement calibré pour le live et la bonne humeur. Point notable de la performance, le chanteur Jacoby Shaddix a été rejoint sur scène par ses fils pour les morceaux "See You In Hell" et "BRAINDEAD", un moment touchant et clairement, les garçons ont assuré !
Sur une autre gamme d'âge, on peut voir Alice Cooper grimper la mainstage a son tour. Mais contrairement à Deep Purple, celui-ci conserve énormément d'énergie ! Le show envoie autant visuellement que musicalement. Les musiciens qui l'accompagnent sont toujours au top et leurs interactions sur scène font plaisir à voir. Ils sont clairement heureux d'être présents ! De son costume noir et sa canne à la camisole d'asile psychiatrique jusqu'à sa décapitation, le chanteur joue sur tous les tableaux et ne laisse rien au hasard. Au travers de morceaux phares comme "Hey, Stoopid" et "Poison" qui arrivent au milieu du set, le groupe s'assure rapidemment les acclamations du public. Les différents solos des musiciens pendant que le chanteur se change sont de qualité et emportent facilement. Avec une finition soignée incluant les covers de "Another Brick In The Wall" de Pink Floyd et Smells Like Teen Spirit" de Nirvana, le set se termine en apothéose et laisse un excellent souvenir. Avant le groupe phare de la soirée, le Hellfest a tenu à rendre un hommage spécial à Ozzy Osbourne, autrement que par la statue. Un film était diffusé sur les écrans, l'occasion de se remémorer nos souvenirs avec l'artiste, avant qu'un beau feu d'artifice n'éclaire le ciel en son honneur. Un moment plein d'émotion !
Les écrans de la Mainstage se sont ensuite éclairés du menu classique de jeu vidéo retro signé Bring Me The Horizon. Disons-le tout de suite : le show était absolument excellent, autant qu'attendu, mais un petit regret reste de ne pas voir le show évoluer depuis des années. Certes, les visuels sont incroyables et très bien travaillés, et le décor dans lequel nous plonge le show est top. Comme toujours, ils ont fait l'effort de personnaliser les message de E.V.E sur les écrans pour s'adresser directement à la foule du Hellfest en français, on aime. Dès les premières notes de "DArkSide", la foule est en furie et ce n'est pas prêt de s'arrêter ! Au travers de 15 titres et de quelques interludes, le groupe déroule sans faute son catalogue de tubes. Malgré l'anniversaire de Count Your Blessings et la réédition de l'album, le groupe décide de ne pas l'ajouter à la setlist, si ce n'est un petit snippet de "Pray For Plagues" durant le breakdown de "Teardrops". Un choix peut-être surprenant pour certains sur une venue au Hellfest. Les classiques sont là , avec entre autre "Kingslayer", le featuring avec BABYMETAL et son intro qui offre un spectacle laser, "Shadow Moses" dans la fausse neige qui voit le chanteur Oli Sykes craquer un bâton de détresse rouge, ou encore "Drown" pendant laquelle le chanteur a pris l'habitude de venir dans la fosse chanter avec les fans avec une caméra embarquée. Au final, la seule surprise s'est trouvée sur "Antivist" : le groupe annonce faire monter un fan sur scène pour la chanter. Mais qui se trouve dans le public avec une pancarte pour être choisi ? Will Ramos, le chanteur de Lorna Shore ! En effet, celui-ci a profité de tout le week end en festivalier cette année, se mêlant au public et aux moshpits. Le duo offre une performance vocale de qualité sur scène, amenant un peu d'originalité ! La conclusion sur "Throne" nous laisse un super souvenir, surtout que le groupe ne sort pas de scène sans un cadeau : ils passent sur les écrans le teaser de leur prochain single qui sortira peu après, "Dehumanized". Clairmeent le show de la journée ! Enfin, pour terminer la soirée dans la bonne humeur, Feuerschwanz était le choix privilégié : une bonne dose d'humour et de dérision avec ces guerriers allemands venus jouer des reprises déjantées comme "Dragostea Din Tei" d'O-Zone en folk metal, au milieu de leurs chansons faites pour la fête comme "Knightclub" ou "Drunken Dragon". De quoi terminer la soirée avec le sourire !
Report : Margot Patry
Photos : Garnet

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