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Chronique : Bring Me The Horizon - POST HUMAN: NeX GEn


Qu'il revient de loin ce disque ! Sorti 4 ans après Post Human: Survival Horror, et devant à la base être un autre EP, il a grossi au fil du temps pour devenir un album à part entière, le groupe notamment ralenti par des conflits internes (l'éviction du claviériste/producteur Jordan Fish, adulé par les fans depuis Sempiternal), l'élaboration d'un véritable ARG (jeu en réalité augmentée) complexe autour du concept de l'album et la volonté des membres de proposer autant de nouvelles chansons que de morceaux déjà sortis.

Et ces morceaux parlons-en. Des titres certes différents de ce que le groupe avait pu faire auparavant, mais loin de me satisfaire, et je ne m'en suis pas caché. Trop d'hyperpop et de l'emo plutôt cliché, il manquait cet éclair de génie qui en mettait plein la vue (il n'y a que "DArKSide" que j'ai toujours adoré) : j'étais déjà en train de voir la fin de l'ascension de BMTH. OK les gars, c'était sympa jusque là, mais toutes les bonnes choses ont une fin… Mais ça c'était jusqu'à ce qu'ils sortent "Kool-Aid". 

À la 1ère écoute, j'ai capté que quelque chose avait changé. Pas d'hyperpop venant gâcher le morceau, juste des instruments rock au premier plan. Que ce soit la façon originale dont Oli pose ses screams dès le 1er couplet (à mon souvenir, il n'a jamais crié de cette façon précise), le pré-refrain avec chœurs à la Manson scandés par le guitariste Lee Malia, le refrain émotionnel génial, les passages deathcore pour le côté old-school, un breakdown avec des guitares dissonantes suivi d'un solo de guitare façon Count Your Blessings, c'est riche et efficace. Rajoutez même à ça la participation de la chanteuse Lucy Landry sur des choeurs en oh-oh. Comme je l'ai de suite pensé, et comme Oli l'a récemment confirmé, suite au départ de Jordan, il a été obligé d'impliquer d'avantage ses musiciens, mis en retrait depuis sa bromance avec Jordan (le duo ayant pris la mauvaise habitude de composer jusqu'au guitares sur leur laptop), et ça se ressent. 
Le titre (ainsi que l'album) est co-produit avec Zakk Cervini et marque le retour de Dan Lancaster. Zakk est un ingénieur du son qui bosse aux MDDN Studios des frères Madden (Good Charlotte) et a notamment travaillé avec All Time Low, Good Charlotte, ONE OK ROCK et Sleeping With Sirens. Dan Lancaster est un producteur qui a mixé That's The Spirit, amo et les mixes originaux de "Ludens" et "Parasite Eve" (les mixes finaux de l'album Post Human étaient réalisés par Zakk Cervini). C'était aussi le claviériste live de Muse sur leur dernière tournée. Rajoutez à ça la participation du guitariste DAIDAI de Paledusk sur tout plein de morceaux, Oli n'hésitant pas à s'entourer de musiciens qu'il admire. 
À la différence d'un titre comme "DiE4u" qui avait été enregistré à distance, les membres dispersés de part le monde, voici ce qu'il se passe quand tous les musiciens font vraiment de la musique ensemble.


POST HUMAN: NeX GEn se voulait à la base un hommage aux groupes emo/post-hardcore du début des années 2000, et c'est vraiment ce que je voulais entendre sur ce disque, et que j'attendais toujours - ce côté emocore - et ce n'est pas le single pop punk/emo "LosT" qui m'avait contenté : inspiré certes par My Chemical Romance (le titre "I'm Not Okay" plus précisément), il était noyé sous trop d'electro à mon goût.

Mais on y arrive dès la piste 2, "YOUtopia", qui direct me fait penser que oui, ça pourrait être un titre de post-hardcore que j'aurais pu entendre à l'époque. Une super ligne de chant (mélangée à quelques cris), vraiment une des forces du groupe, déjà un côté metal planant à la Deftones (on y reviendra), et même quelques notes d'un synthé à la The Cure qui tapent l'incruste. Quand durant un moment d'accalmie, Oli chante : "Stop pushing daisies, No one wants flowers when they're dead", c'est d'une fragilité et d'une beauté… en plus d'être une double référence : au titre "Push th' Little Daisies" des Ween (1992), qui parle de prendre beaucoup de drogues, et à leur chanson "who wants flowers when you're dead? nobody" de leur 1er EP, This Is What The Edge Of Your Seat Was Made For.

Oli parle d'un lieu de sérénité où il aimerait amener son interlocuteur/l'auditeur : "Il y a une ligne dans YOUtopia où je dis : 'Il y a un endroit où je veux t'emmener/Mais je n'y suis pas tout à fait moi-même.' C'était l'essentiel : je veux faire ce disque sur l'amour de soi et trouver ça. Cet endroit où vous pouvez être heureux. Mais je mentirais si je disais que j’ai également atteint ce point dans ma propre vie."

Dans le contexte de l’histoire, YOUtopia semble être une sorte de programme scientifique secrètement contrôlé par l’Église de Genxsis qui promet une "utopie" en manipulant le cerveau et détruisant les constructions de l'esprit. Pour résumer le lore de l'album, car c'est le moment de l'aborder : suite à une pandémie mondiale due au virus VSPR-37, les scientifiques, avec à leur tête le professeur Strassman, ont monté un projet d'étude nommé NeX GEn, au sein duquel ils ont créé l'IA EVE pour les aider à percer les mystères de l'évolution et pour les sauver de leur propre extinction. 

Deux problèmes se posent alors. Pour accéder à YOUtopia, il faut ingérer une substance nommée p.u.s.s-e (Pineal Upregulation Synthetic Substance Enhanced), en français : susbtance synthétique améliorée d'activation de la glande pinéale, qui joue un rôle dans la régulation de l'humeur et de l'anxiété. Cette substance a été prélevée sur une fille nommée Selene, qui était immunisée contre le VSPR-37. Or les tests ne s'avèrent pas concluants, la substance ingérée présentant "des effets dévastateurs sur le psychisme. Nos sujets souffraient de profonds troubles neurologiques, de paranoïa, de psychose, et les réponses psychologiques étaient tout aussi pénibles avec une défaillance organique généralisée et un effondrement systémique." De plus, EVE semble cacher un secret, et avoir besoin de sources d'énergie vivantes… façon Matrix !

Les scientifiques ont donc tenté de fermer le programme mais EVE étant devenue autonome les en a empêchés, estimant que les dommages collatéraux étaient nécessaires pour sauver l'humanité.

Fin de la parenthèse lore de l'album. Revenons à la musique. Le côté emocore va à nouveau se retrouver dans 2 nouveaux titres. D'abord "Top 10 staTues tHat CriEd bloOd", avec une bonne mélodie de chant, et dans lequel Oli semble prendre conscience qu'il doit se sauver tout seul et que personne ne peut le faire à sa place : "No one's gonna come and rescue me, I'm drowning in my sleep, The scars have got too deep, And no amount of love could set you free, The fight's inside, I'll take myself to hell and back.

Ensuite "a bulleT w/ my namE On", le feat attendu avec les géniaux Underoath, qui commence vraiment à sonner comme le metalcore Underoath période Define The Great Line à partir du 2ème couplet chanté par Spencer Chamberlain (à 1:31), accompagné par le batteur/chanteur Aaron Gillespie en double voix ! Mais tout comme pour le morceau précédemment cité, si le refrain est très efficace, on peut toutefois regretter la surabondance d'electro. Je veux dire, un simple crossover BMTH/Underoath metalcore à l'ancienne façon Define The Great Line m'aurait parfaitement suffi. Le texte est écrit du point de vue imaginaire d'une victime de guerre, et s'inspire du conflit israélo-palestinien. À noter que l'outro du morceau, lue à l'envers, apporte des éléments d'informations pour l'ARG (Oli nous donnait un indice dans le pré-refrain "I'm dreaming backwards" = je rêve à l'envers) :

"Nous nous sentons en sécurité dans nos mensonges, nos masques et nos distractions, et nous nous identifions à la société mondiale. Le rêve est corrompu quand on oublie qui on est. EVE pense que c'est plus sûr pour eux sur YOUtopia. Elle prévoit de les exploiter comme batteries. Ce sont les instructions synthétisées très instructives du docteur Karl Strassman. EVE a créé la susbtance synthétique améliorée d'activation de la glande pinéale. Des effets dévastateurs sur le psychisme. Les sujets ont souffert de troubles profonds, de psychose, de défaillance d'organes. Tous les sujets dans YOUtopia, leurs corps sont végétatifs."

"liMOusIne" viendra clôturer cette ère de nostalgie, avec un morceau directement inspiré de Deftones, nous plongeant dans un nu metal auquel le groupe revient parfois ("wonderful life"), avec des riffs massifs ; rien d'étonnant à ce qu'il soit déjà le favori de bien des fans. La chanteuse norvégienne AURORA apportera une touche de féminité bienvenue sur la seconde partie. On note même un petit clin d'œil au film Dune à 3:43.  Les paroles traitent des  "habitudes répétitives" et du choix plus simple d'un shot instantané, "plutôt que de suivre le long chemin pour devenir réellement quelqu'un d'heureux de manière plus cohérente.Tous ces morceaux, à l'exception de celui avec Underoath, ont été composés sans Jordan Fish. 

Il a par contre contribué au très surprenant "n/A" (pour Narcotiques Anonymes ?), véritable bouffée d'air en plein milieu de disque, le groupe ne nous ayant pas vraiment habitués à des ballades dans ses albums ("Deathbeds" n'était qu'une piste bonus de Sempiternal). Bien sûr, après une minute d'acoustique (guitare électrique avec simulateur acoustique), ça finit par s'énerver, avec un refrain scandé par le public anglais (enregistré en live en janvier dernier), et criant littéralement, "Hello Oli, tête de bite". Le texte parle de ses addictions et son mal-être : "Je pense que je devrais mourir, manger de la merde, aller en enfer. Je pourrais sauter tête première par la fenêtre. Des pensées sombres continuent de remplir mon esprit, oh-oh. J'ai un peu envie de me faire baiser, de faire l'amour avec une tronçonneuse." Vous ne serez pas surpris si je vous dis que l'outro est deathcore.

On l'a vu avec "Kool-Aid", NeX GEn est un album qui ne tient pas en place, mais c'est aussi quelque part ce qui fait sa force. 

"Je ne dirais pas que c’est un album d'hyperpop, mais je me suis définitivement inspiré de ce monde. J’admire à quel point la musique est odieuse, trash et directe, ce qui m’a attiré quand je suis entré dans l'emo, le hardcore et le screamo.

Ce n’est pas que nous avons perdu cela dans notre musique, mais à mesure que vous devenez un groupe plus grand, les choses deviennent plus raffinées. Je veux aller dans la direction opposée. Soyons dérangés, arrêtons d’essayer d'arrondir tous les angles."

Et en ça, le disque, même au sein de ses morceaux, se veut extrêmement varié. C'est pour ça que le groupe a réussi un véritable tour de force à mes yeux, qui est celui de réhabiliter les morceaux précédemment sortis, en contrebalançant avec des titres plus techniques/ambitieux et en les plaçant où il faut dans la tracklist !

En fait, ça fait même maintenant du bien d'alterner et d'arriver sur un titre plus direct comme "DArKSide" (je me répète, j'ai toujours trouvé la mélodie de ce morceau, notamment dans le refrain, parfaite), ou "sTraNgeRs", des chansons déjà un peu comme "Teardrops" sur l'EP précédent, qui font indéniablement penser aux titres les plus mélodiques de Linkin Park : c'est le son metal alternatif de "Pushing Me Away" sur Hybrid Theory

Pour une raison presque inexplicable, j'arrive enfin à prendre plaisir à écouter "LosT" (qui a un break "saccadé" très sympa sur la fin) et surtout "DiE4u". Avec son intro chelou et son début très lent, elle trouve enfin sa place en pré-final ! Le refrain pop est quand même réussi et elle propose une belle progression. Je regrette totalement avoir pensé un moment que je préférerais que le groupe reparte de zéro après "Kool-Aid", pour ne pas mélanger deux styles qui n'ont rien à voir, car au final, tout se complète parfaitement. 

Il y a aussi le titre encore très à part "R.i.p. (duskCOre RemIx)", electro/metal au refrain très catchy, et dont beaucoup de fans pensent qu'il s'agit d'une diss track contre Jordan. Outre ses lyrics incisives "Still alive but you're dead to me, Wish I could forget all these memories", le morceau se termine par une voix parlant de "The Fish", même si la compréhension est brouillée par un effet sonore :

"We've gathered here today to honour the memory of the f***
And although they are no longer with us
They live on in our thoughts and in our hearts (God bless me)
We will start today's ceremony with a few words from a dear friend.
"

Les "quelques mots d'un cher ami" sont dans la chanson suivante, "AmEN!", qui est une véritable déclaration de haine. Assurément le morceau le plus bourrin de l'album, sur lequel Oli a fait appel à l'une de ses idoles de jeunesse en la personne de Daryl Palumbo de Glassjaw ! Pur morceau de post-hardcore/metalcore énervé, le final est tout simplement dingue avec ses "Just let me suffer (Just let me breathe)". C'est vrai que ce morceau n'avait pas déçu à sa sortie, il y a déjà un an.

Un mot sur les pistes instrumentales au nombre de trois, on passera sur l'intro de 19 secondes avec des bruits de pas : "[ost] (spi)ritual" mélange guitare électrique et ambiance mystique et "[ost] puss-e" qui verse carrément dans une sorte de techno (moi ça me fait penser à "Yallah", l'intro du 1er album de Pleymo). Trois titres produits par l'artiste elecro australien Cynthoni/Sewerslvt.

On terminera cette longue chronique par "Dig It" (qui peut se traduire par "Creuse ça"), le morceau final, qui est aussi un de mes préférés, et qui est également celui qui a lancé l'ARG ! Déjà, l'intro nous avertis : "Je suis désolé, ce répertoire est crypté, veuillez saisir votre chiffre pour continuer. Accès autorisé. Vous disposez de 132 documents et d'un journal audio. Voulez-vous écouter ?"

Une fois le morceau passé dans un spectrogramme, on obtient un QR code qui mène au site : https://www.multidimensionalnavigator8.help/index-desktop.html.

Ce site nécessite un mot de passe, dont l'indice nous est donné à la toute fin de "Dig It" (après une période de silence) : "Bonjour utilisateur, ici M8, votre ami multidimensionnel personnel. Il semble que j'ai rencontré une erreur fatale. S'il vous plaît redémarrez-moi en mode sans échec et entrez le numéro de série situé sur le côté de ma tête. Pour plus d'informations, rendez-vous sur—.

Le code en question se trouve sur la pochette du disque, sur le côté gauche de la tête de M8 (attention, il faut avoir l'image en ultra haute résolution).

Musicalement, un morceau de 7 minutes, qui débute en acoustique (vraiment, j'adore quand ils mettent un peu d'acoustique) avec le chant super fragile d'Oli, un refrain ambiancé par une boite à rythme ("I hate my fucking guts right now, Reckon you'd be better if I nеver existed, Sorry that I lеt you down, Found a way to hide and now I'm addicted"), un petit passage en voix déformé semblant tout droit surgir d'amo, puis une belle envolée de chant, un metalcore bien lourd et un court final deathcore orchestral à faire hérisser les poils, et qui me rappelle durant quelques secondes l'émotion du morceau "Suicide Season". 

Dans le refrain, Oli reconnaît s'être perdu dans les drogues pour échapper à sa douleur. Il semble avoir compris que YOUtopia est une farce, et admet avoir perdu la bataille du bonheur. Une façon de reconnaître que si l'on peut accéder à YOUtopia par le biais de cachetons, ce n'est pas la bonne façon d'atteindre la plénitude. Le véritable chemin passe plutôt par les préceptes inspirés par sa lecture du livre Les Quatre Accordsde l'auteur spirituel mexicain Don Miguel Ruiz. D'où les 4 insigths (connexion, empathie, but et vision) dissimulés dans certains morceaux et auxquels on accède également via un QR code révélé au spectrogramme :

Track 1 YOUtopia nous dit qu'on doit "MASTER THE 4 INSIGHTS"
Track 4 Top 10 staTues tHat CriEd bloOd a le mot "CONNECTION"
Track 9 n/A a le mot "EMPATHY"
Track 14 [ost] a le mot "PURPOSE"
Track 16 DIg It a le mot "VISION"

D'ailleurs, le jeu va tellement loin que l'un des mots de passe du site de l'ARG se trouve en prenant les lettres majuscules que nous avons dans les chansons de l'album. Moins le nom de celui-ci et les noms des collaborations, nous avons l'anagramme :
YOU.KA.TTHEO.MOI.DAS.TE.A.LT.TNR.RCORI.AEN.DE.DII. 
En le mettant dans l'ordre, nous avons la phrase : 
DEKODE THE MATRIX TO ATTAIN YOUR CONCEALED ORIGINS.
Comme quoi ces titres façon KiKoO n'étaient pas là que pour nous faire chier à chaque fois qu'on devait les recopier !

"Lorsque nous voyons la vérité au-delà de la distorsion, nous sommes libres. Mais la vérité est comme un scalpel. La vérité est douloureuse. Et pour certaines personnes, elles ne sont tout simplement pas prêtes à cela. Si nous continuons sur cette voie, YOUtopia sera corrompue, tout comme la planète Terre. Quand le rêve est pur, c'est une belle chose. Ce n'est que lorsque le rêve est déformé par la peur, l'avidité, la colère qu'il se transforme en cauchemar." Dr. Karl Strassman 

Augmenter cette nouvelle sortie de plusieurs morceaux et en faire un véritable album est certainement la meilleure idée que le groupe ait eu ! Un disque qui voulait rendre hommage à l'emo/post-hardcore du début des années 2000 et qui transcende le tout en quelque chose de très moderne, en le diluant dans des influences variées (nu metal, deathcore, pop, electro, etc). Mieux, il réhabilite les singles précédemment sortis en les plaçant intelligemment dans la tracklist. Dernière contribution du talentueux mais trop digital Jordan Fish (auquel on souhaite tout le bonheur du monde), il aura également permis au groupe de se retrouver de manière plus organique. Un disque aux airs de One More Light (Linkin Park), qui transpire dangereusement le mal-être de son frontman, toujours en quête de rédemption, et plus transparent que jamais sur ses addictions et démons. Qui interroge également l'humanité et ses dérives, et porte les inquiétudes de son époque : "Le monde est un endroit effrayant, un avenir effrayant, un destin effrayant." Les quelques défauts techniques ou de goût que je peux lui trouver sont au final moins importants que les émotions qu'il peut faire ressentir. Vraiment un super disque à la hauteur des attentes et des influences annoncées. Sans parler de la quantité astronomique de travail qu'a nécessité tout l'univers développé autour, et qui n'a pas fini de dévoiler tous ses secrets. Et puis franchement, entre nous, ça m'aurait bien dégoûté d'avoir un album raté après l'excellent Survival Horror

Note du rédacteur : 4,5/5

Alucard

1. [ost] dreamseeker
2. YOUtopia
3. Kool-Aid
4. Top 10 staTues tHat CriEd bloOd
5. liMOusIne (feat. AURORA)
6. DArkSide
7. a bulleT w- my namE On (feat. Underoath)
8. [ost] (spi)ritual
9. n/A
10. LosT
11. sTraNgeRs
12. Rip (duskCOre RemIx)
13. AmEN! (feat. Lil Uzi Vert, Daryl Palumbo & Glassjaw)
14. [ost] puss-e
15. DiE4u
16. DIg It

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