Motionless In White sort le single énervé "Playing God" ft. Corey Taylor de Slipknot et annonce son nouvel album !
Après s'être fait remarquer avec le single mi-death mi-mélo "Afraid Of The Dark" (un vrai tube), Motionless in White (metalcore/indus/goth) nous revient avec un nouveau morceau très énervé, "Playing God", ft. Corey Taylor de Slipknot ! L'occasion d'annoncer la sortie de son 7ème album, Decades, pour le 17 juillet prochain sur Roadrunner Records (précommande) !
Concernant le single, le frontman Chris Motionless, bien remonté contre la toxicité d'internet, a d'abord partagé le message suivant :
"'Playing God' ne traite pas d'un thème spécifique de la colère des médias sociaux, mais d'une multitude de thèmes sous le couvert plus large des comportements intentionnellement toxiques et embarrassants manifestés par les rats qui se nourrissent au fond d'Internet, cherchant la moindre miette d'attention pour les aider à supporter le fait que leur existence est un désert misérable de désespoir et de solitude auto-infligée.
La chanson parle des gens qui traitent les groupes, les artistes, les animateurs, etc. comme s'ils étaient leur propriété, sur lesquels ils peuvent imposer leur règne divin omniscient. Comment paraître, comment sonner, comment parler, tout en sachant qu'il n'y a pas de bonne réponse à ces points, car la 'bonne réponse' ne génère pas d'engagement. Seules les spéculations négatives et les opinions haineuses créent un espace où tous les rats qui pensent comme eux, assoiffés de leur tweet à succès, peuvent prospérer. Aucun effort n'est épargné pour obtenir leur moment de gloire éphémère.
Il s'agit de personnes qui prétendent connaître les moindres détails de nos vies, de notre caractère, de nos choix et de nos affaires, qui construisent leurs propres récits mensongers, totalement déconnectés de la vérité, et qui se rendent ensuite sur Internet pour partager ces récits sans le moindre égard ni reconnaissance de leur immense ignorance sur chacun de ces sujets. Leur maladie parasociale et leur sentiment de droit leur permettent de se sentir dignes de connaître tous les détails qu'ils désirent, et ils ne supportent pas ce qu'ils ignorent. Leur réflexe douloureux est donc de pointer du doigt le pire scénario possible au lieu de leur accorder le bénéfice du doute ou d'essayer de s'instruire. Mais bon, la vérité n'a pas d'importance, les clics, si, et une victoire est une victoire, n'est-ce pas ?
Il s'agit de fans qui prétendent détester un artiste, mais qui investissent un temps absurde et en font leur personnalité entière, car la seule chose qu'ils détestent plus, c'est de ne pas recevoir les éloges et l'attention pour leur opinion. Il ne leur suffit pas de simplement ne pas interagir, ils se sont donné pour mission de passer des heures de leur vie à taper les mêmes commentaires de niveau PNJ pour attirer d'autres PNJ afin qu'ils se félicitent mutuellement et renforcent leur estime de soi sociale. Ce n'est pas seulement qu'ils détestent cette personne, c'est qu'ils se détestent aussi d'être si terriblement inintéressants qu'ils ont besoin d'utiliser le nom et les réalisations de quelqu'un d'autre pour créer une fausse illusion d'importance et d'influence. Des variantes infinies de la même opinion recyclée, légèrement modifiées jusqu'à ce que l'une d'elles obtienne quelques centaines de likes et déclenche le 'oh mon dieu, un tweet à succès, je ne m'y attendais absolument pas !'
Les réseaux sociaux ont incité la population à provoquer la colère, à cultiver, à mentir et à partager leurs opinions insignifiantes pour stimuler leur économie numérique, et je le comprends, mais cela n'en rend pas moins décourageant de voir combien de personnes choisissent d'y participer. Tout ce que j'ai écrit ci-dessus n'est qu'une petite partie d'un tableau beaucoup plus vaste, mais personne ne veut lire au-delà d'une page, alors c'est tout pour le moment. Ne vous méprenez pas, je suis d'accord que chacun a, en fait, le droit à son opinion, mais cette chanson se concentre sur la ligne très distincte entre une opinion et un tas de mots creux et complaisants, sans aucune conviction réelle, destinés uniquement à créer de l'engagement et à semer la zizanie. Je ne veux pas que tout soit rose et plein d'amour, je veux juste que les gens la ferment et se concentrent sur des choses qui apporteraient un véritable épanouissement à leur vie."
Dans une nouvelle interview pour Kerrang! (à ne pas manquer, elle est intéressante et il y a plein de nouvelles photos promos), il ajoute :
"Dès qu'on ouvre un réseau social, on se fait bombarder de provocations, de déclarations incendiaires, de tentatives pour générer de l'engagement, et surtout de mensonges éhontés. Ça m'a éloigné des réseaux sociaux. Je n'y prends aucun plaisir. Je ne veux pas y être.
La quantité de choses que l'on trouve sur Internet à propos de tout ce dont j'ai parlé - les artistes, les personnalités du divertissement en général - me démoralise profondément et me met en colère, même si je sais que je ne devrais pas l'être. Je voulais écrire une chanson qui exprime de manière brute cette émotion, pour dire : 'Merde, merde, merde, merde' à tous ces parasites des réseaux sociaux qui n'ont aucune identité, qui n'ont rien à offrir au monde, et qui, par défaut, utilisent les groupes, les artistes, les personnalités du divertissement, bref, n'importe qui, juste pour gonfler leur propre capital social."
Sur la collobation de Corey Taylor :
"Je n'en reviens pas du ton agressif de Corey. C'est un constat lucide sur la culture toxique d'Internet et ceux qui la perpétuent. Internet n'a cessé de se dégrader, au point que la négativité, la haine et les mensonges sont omniprésents. C'est très frustrant, car je croyais que les réseaux sociaux étaient censés être un moyen de se connecter, mais ils ne font que diviser."
Et enfin, sur l'album Decades, il explique qu'il est plus violent car le monde est devenu plus violent :
"Nous n'avons jamais eu peur de prendre des risques. Ce groupe existe depuis deux décennies et nous avons surmonté tous les obstacles. Nous continuons à travailler dur. Peu importe l'ampleur que prendra l'univers de Motionless In White , nous préserverons toujours l'essence même de nos origines. Nous n'abandonnerons jamais les chansons puissantes, émouvantes et sincères.
Nous n'abandonnerons jamais ce qui comptait le plus pour nous à nos débuts. Nous trouvons de nouvelles façons de mettre en valeur ces histoires grâce à des effets sonores et visuels captivants, mais notre vision reste la même. Il s'agit toujours d'une œuvre grandiose, dramatique et théâtrale. Je suis fier que nous n'ayons pas relâché nos efforts.
Decades est assurément plus lourd que certains de nos albums précédents. Le monde actuel a engendré plus d'énergie agressive, de colère et de résistance."
1. Decades
2. log_in//crash_out
3. R.I.P (feat. Skylar Grey)
4. Fight Like Hell
5. Playing God (feat. Corey Taylor)
6. All That I've Ever Known
7. Blood Rave (feat. Dark Divine)
8. Love at First Bite
9. Count Back from Zero
10. Blood Pact
11. Afraid of the Dark
12. Sunglasses at Night
13. Hollywood
14. Fight Like Hell (feat. Outlier)

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