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REVNOIR (Interview Exclusive) : "On s'appelle REVNOIR parce qu'on est fiers de nos racines !"


En 2025, pour la sortie de leur 2ème EP, ComaMaxime Rodriguez-Medallo (chant) et Robin Leneutre (guitare) de REVNOIR (metalcore/post-hardcore) nous ont fait l'honneur de nous recevoir dans le cadre d'un entretien exclusif pour nous partager la vision de leur musique, de leurs vidéos, des changements qu'apporte un label comme Arising Empire ainsi que de leur évolution rapide du studio à la scène !

LN!: Vous êtes un des plus gros groupes émergents, on va dire, de la scène française. Depuis que vous avez pris le nom de REVNOIR surtout, vous avez décollé. Vous avez même signé chez Arising Empire. Ça s'est passé comment ça d'ailleurs ? 

Robin : On a sorti le premier EP, qui s'appelle Revenant, en juin 2024. Un petit mois avant, on avait Arising qui nous avait contacté pour nous demander si on pouvait être intéressés par la signature sur le label. On ne cherchait pas forcément de label à ce moment-là parce qu'on était très indépendants, on fonctionnait très bien comme ça. On sortait un single toutes les 6-8 semaines et ça fonctionnait très bien, on était très contents d'ailleurs. Mais on s'est dit que s'entourer de professionnels, c'était super important. On a pris le temps d'y réfléchir, de se demander si c'était la bonne chose pour nous… Parce qu'en vrai, en 2025, de plus en plus d'artistes sont indépendants et ça fonctionne bien. Mais on s'est dit que c'était très important quand même d'être encadrés dans ce monde-là qui est nouveau pour nous parce que dans tous nos projets, on n'est jamais allé aussi loin. 

Max : Ce qui est super important aussi, ce sont les contacts autour d'Arising en vue d'avoir des concerts. Pour moi, c'était vraiment le truc le plus important, de trouver peut-être un booker grâce à ça. Ça ne s'est pas forcément fait dans ce sens-là. Mais dans notre tête, on s'est dit qu'il allait y avoir des contacts qui allaient nous amener à avoir plus de concerts à un moment donné. Parce que le reste, on ne le faisait pas mal. Mais par rapport à toute la vie de tournée, concerts, et aussi toute la production de clips, des mix, etc… Ils nous ont beaucoup apporté quand même. On est très, très bien encadrés. On est vraiment très content de la manière dont ça se passe avec Arising. Et ça va continuer. 

LN! : Je ne sais pas si ça vous apporte plus de moyens aussi ? Vous avez fait pas mal de clips pour les nouvelles musiques. 

Max : On a eu un cachet pour un clip, concrètement. Ils nous ont permis de financer un clip. Ce qui est déjà énorme pour nous. Franchement, ça coûte très, très cher. On se demande maintenant encore si on va continuer à faire beaucoup de clips ou pas. La consommation du clip commence à baisser pas mal. On se demande quelle est la meilleure manière de communiquer sur nos morceaux. Mettre du visuel sur notre musique… 

Robin : On a toujours voulu donner le max. C'est-à-dire que nos premiers clips étaient beaux. Mais à un certain moment, on s'est dit qu'on voulait faire encore plus beau. Mais qui dit plus beau, dit plus cher. Plus de moyens, plus de beaux lieux, etc. Pour les mix aussi, on veut ça toujours mieux, toujours plus. Parce qu'on veut se surpasser. On veut donner toujours plus en qualité à notre public, à notre audience. Là, honnêtement, je ne sais pas actuellement comment on peut faire mieux. Le souci, c'est que faire des clips pour chaque chanson, à chaque sortie, c'est un trou financier qu'on ne peut pas gérer. Ni nous, ni notre label. C'est pour ça qu'on réfléchit à une manière différente de produire pour la suite. Mais on est très contents de ce qu'on a fait jusqu'à maintenant grâce aux moyens qu'on a. 

LN! : La majorité des derniers morceaux ont quand même un clip… 

Robin : C'est quand même important d'avoir un support visuel quand on sort quelque chose. Même si aujourd'hui, peu de monde va regarder les clips sur YouTube. Beaucoup écoutent juste en stream, et c'est très bien. Mais on essaie toujours quand même d'apporter quelque chose de supplémentaire qui appuie les paroles, qui appuie le propos de la chanson avec la vidéo. 

Max : Nos clips ont tous quelques liens qui les unissent. Surtout sur le dernier EP, où vraiment j'ai voulu faire en sorte qu'il y ait deux clips qui suivent à chaque fois et créent une petite histoire C'est important pour nous, c'est une partie de notre DA. C'est compliqué de voir ça autrement, mais on a d'autres idées à venir. 


LN! : Si tu prends "New World", c'est un clip qui est assez ouf en vrai. Je ne sais pas comment vous avez réfléchi par exemple pour celui-là. 

Max : En fait, j'aime bien y réfléchir, dans le sens où j'écris des paroles en même temps que j'imagine le clip. C'est aussi important pour moi. C'est pour ça que quand je parlais de l'importance du clip, elle est à ce point là, c'est que mes paroles vont correspondre au clip. Et quand j'ai proposé ça à Pavel, en Lettonie, celui qui nous a filmé, je lui ai demandé si c'était réalisable ou pas. C'est plutôt ça que je lui demande en général, j'ai déjà toutes les idées. J'ai juste besoin de savoir si mon idée est réalisable ou pas. 

LN! : C'est le même réalisateur que pour d'autres groupes français ! 

Max : Ouais ! Il a fait TSS, Landmvrks, Novelists… Même à l'international, Imminence, Amon Amarth… Il est excellent. Pavel Trebukhin de tre.film. Et sur le coup, il nous a dit que c'était très ambitieux, il n'avait jamais fait ça. Je voulais tout faire en one-shot à l'origine, en plan-séquence, mais ce n'était pas possible parce qu'il y avait des objets à déplacer. À un moment donné, il fallait qu'on brûle la voiture. Et en fin de compte, on ne pouvait pas le faire sur le lieu du tournage parce que c'était un lieu qui était un peu sensible. Et si on la faisait exploser à cet endroit, on avait peur que le feu se propage ailleurs. Mais déplacer une voiture en une minute et quelques, c'était un peu compliqué. 

Robin : Ce qui nous a le plus challengé, ceci dit, c'était moins le feu, mais plutôt le fait de tourner dans une voiture qui était à l'envers. Avec Max dedans, question sécurité, question câblage, question… C'est ça qui a été le plus compliqué à mettre en place. Après, concernant la voiture, le feu, etc., on a été encadré de pompiers, ça a été vraiment très bien encadré niveau sécurité. Et heureusement, parce que c'était quand même très chaud, il y avait des petites explosions de temps en temps qui nous ont fait un peu peur. 

Max : À la fin, j'étais, je pense, à 15-20 mètres du truc, je brûlais ma peau ! J'avais chaud ! 

Robin : Honnêtement, je pense qu'on peut dire que c'est le clip le plus ambitieux qu'on ait fait. C'était trop cool et de très bons souvenirs. 

LN! : Ça fait quoi de chanter à l'envers, alors ? 

Max : Déjà, tout le sang qui arrive dans ton cerveau, là… 

LN! : Parce que t'es resté longtemps comme ça ? 

Max : En fait, j'ai dû refaire plusieurs prises, plusieurs fois. J'ai dû en faire 8 ou 9. Mais quand tu fais 8 ou 9 prises, tu passes toute la track autant de fois, pour t'entraîner en même temps. Donc, pendant au moins 2-3 minutes, avant que ça se lance, j'étais retourné, quoi. Et ouais, ça commence à faire mal au crâne, au bout de 9 prises comme ça. 

Robin : Il y a eu 9 prises, et on a pris la 7ème. On avait jusqu'à une certaine heure pour filmer. On a fait un max de prises, jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus. Et après, on a dû retourner la voiture à la main. 

LN! : A la main ?? 

Robin : Ouais. En fait, on l'a retournée à la main pour la mettre sur le dos. Ensuite, on l'a remise sur les roues pour la déplacer. Et enfin, on l'a re-retournée et on a foutu le feu. Là, Max a dû enchaîner 10-15 refrains en accéléré pour créer du ralenti ensuite. 

LN! : Elle sortait d'où, la voiture ? 

Max : La voiture, on l'avait achetée dans une casse. Elle n'était pas fonctionnelle, mais elle était belle, par contre. Elle était assez stylée. C'était une casse qui était à 1 km du lieu de tournage. Un peu moins, peut-être. Donc, on a dû la rouler jusqu'au lieu de tournage. On était plusieurs à pousser. On a dû mettre une vingtaine de minutes, 30 minutes, quelque chose comme ça. C'était très drôle. Dans des chemins de terre et tout ! Et je ne pensais pas qu'on pouvait retourner une bagnole aussi facilement. Franchement, c'était impressionnant. On était quand même 10 ou 12, mais ça se fait bien, quoi. Tu te sens puissant après. Très bon souvenir. 

LN! : Elle est aussi un peu différente des autres, cette chanson, parce qu'elle est au piano notamment. Est-ce que vous planifiez d'avoir plus de chansons dans le style ou c'était vraiment juste une inspiration comme ça ? 

Max : Moi, je pense qu'on ne planifie rien, surtout. Alors, on veut quand même garder un univers assez heavy. Donc, si on doit faire un album, je ne pense pas qu'il y aura 4 ou 5 chansons comme ça, c'est sûr que non. Mais par contre, on se limite nulle part. C'est-à-dire qu'on pourrait très bien en remettre une dans cette vibe-là, même deux, je n'en sais rien. 

Robin : Le truc, c'est que quand on l'a sortie, cette chanson-là, et ça a été une surprise pour tout le monde. Si on refait une chanson comme ça, ce ne sera plus une surprise. On ne refera pas exactement le même genre de chanson. On peut s'en inspirer, s'inspirer d'autres choses, combiner pour faire quelque chose de nouveau. Mais on veut rester dans la surprise. Même si on compose au feeling, on essaie toujours quand même de repousser un petit peu les limites de ce qu'on fait. C'est pour ça qu'actuellement, même s'il y a une vibe "REVNOIR", on essaie quand même d'avoir des chansons qui sont toutes différentes. 

Max : On se challenge nous-mêmes. On jette pas mal des riffs, même des chansons qui sont parfois plus abouties que d'autres. Mais si on s'en passe, c'est qu'elle n'a pas quelque chose de particulier. Chaque chanson a son moment qui brille. 

LN! : On dit souvent que le metal et surtout le metalcore, c'est un des styles les plus faciles pour expérimenter autour, rajouter des trucs originaux. 

Robin : Ce n'est pas si facile parce qu'il y a énormément de groupes aujourd'hui de metalcore qui testent des choses, qui font des choses. Il y a aussi le metalcore assez basique, c'est facile de tomber dans ce piège de juste faire du metalcore basique. Ce n'est pas du tout ce qu'on cherche à faire. On cherche quand même à avoir notre patte dedans et pas juste de faire des rythmes metalcore. Là, on a quand même envie pour le futur de composer un peu plus de chansons faites pour le live, pour faire bouger les gens, etc. On a beaucoup de chansons violentes quand même, mais ambiantes aussi. Des mélanges très lourds. Et là, c'est vrai qu'on aimerait potentiellement écrire des chansons qui fassent bouger les gens, qui fassent que les gens passent un bon moment tout en ayant la patte qu'on donne actuellement au groupe. C'est le petit challenge qu'on va se lancer prochainement, je pense. 

Max : On se lance souvent des petites contraintes comme ça quand on débute un morceau. Après, le morceau part souvent dans un sens où on ne l'attend pas. Mais si on ne se donne aucune contrainte, c'est encore pire ! Partir de rien, c'est vraiment horrible. Donc là, on va faire quelques sons avec un BPM un peu plus élevé et puis on verra ce que ça donne. 

LN! : En fait, c'est une idée de base qui vous inspire pour le reste. 

Max : C'est ça. On se donne un cadre. Et une fois qu'on est dans ce cadre-là, on peut se permettre d'en sortir. 

Robin : Il y a des moments où ça part de rien. On entend un petit truc électro, on se dit que c'est cool. On le prend, on le met quelque part, on écrit quelque chose par-dessus, ça nous donne une idée et après on développe, on développe et ça se trouve que le moment électro, on va l'enlever au final et on va mettre autre chose à la place. Vraiment, ça peut partir de n'importe quoi comme ça peut être jeté, comme ça peut être gardé et finir ailleurs ! 

LN! : Et pour les paroles, ça se passe comment pour l'inspiration ? 

Max : Souvent, je fais du yaourt en premier lieu sur la mélodie et étrangement, il y a des mots que je vais utiliser dans mon yaourt que je vais reprendre dans mes lyrics à la fin. Ça ne va pas forcément être toute une phrase, mais ça va être un mot ou deux qui vont me faire dire que ce thème là, il est cool, et on va partir là-dessus, on garde ce mot-là à cet endroit là, etc. Donc, si tu compares certains yaourts que j'ai faits, tu vas peut-être retrouver pas mal de consonances déjà, et des mots. Après je dis yaourt, c'est aussi les top lines. 

Robin : Les top lines, ce sont les mélodies. Le yaourt, ça peut être les syllabes, la manière dont les mots et dont les sons sont coupés et les top lines, ça va plus être la mélodie, la hauteur, la tonalité… 

Max : Au final, c'est juste le fait de chanter dans un faux anglais ou en tout cas avec quelques mots qui sonnent anglais mais qui ne le sont pas vraiment. Petite anecdote, j'avais déjà envoyé ça à Vincent Ernst qui bosse pour Magnolia Park, avec qui on a fait la track "Snake" pour son projet VYPER à côté. Comme un con, je lui ai envoyé cette top line en yaourt et lui, il m'a dit 'excuse moi de te dire ça, mais je crois que ça ne veut rien dire ce que tu dis'... J'ai dû lui expliquer que tout le monde chante comme ça ici en France ! Mais eux, là-bas, ils ne vont pas faire du yaourt en anglais parce que moi, je n'en ferai jamais en français, par exemple. Forcément, c'était un peu compliqué pour lui de comprendre mais il a pigé. C'était drôle. 

LN! : Tu as des paroles en français aussi. 

Max : J'ai des paroles en français aussi. On essaie d'en incorporer de temps en temps, quand on sent que le moment est venu, on le met. On n'essaie pas de faire ça tout le temps.

LN! : Tu as des moments où tu trouves que c'est plus intéressant en français qu'en anglais ? 

Max : Oui, il y a certains moments où je me dis qu'à ce moment-là, j'en ai envie et il n'y a pas forcément de raison. C'est juste que là, on le sent. 

Robin : On s'est aussi appelés REVNOIR pour une raison, c'est qu'on est fiers de nos racines, on est fiers de notre culture et on voulait avoir une consonance française dans notre nom de groupe, et le fait de retrouver du français dans certaines chansons, ça fait sens pour nous. Il faut quand même que ce soit un moment qui soit adapté. Généralement, on retrouve souvent du français dans nos chansons sur les parties un peu calmes parce que selon Max et son chant, c'est quelque chose qui est plus adapté pour lui. 

Max : C'est peut-être quelque chose que je pourrais changer plus tard, faire du scream en français, je ne sais pas ! C'est selon les envies et selon le sens que je veux donner à la phrase à ce moment-là. 

LN! : Pour écrire, est-ce que c'est plus facile en français parce que c'est ta langue maternelle ou c'est au contraire plus dur parce que tu réfléchis trop ? 

Max : Je ne pense pas que ce soit plus facile ni plus dur. Pour moi, c'est la même chose. Il y en a qui diront que c'est plus simple en anglais. C'est vrai qu'en français, tu as peut-être plus de mots à ta portée et puis en plus, le poids des mots est peut-être un peu plus fort parce que forcément, ça te touche directement. Tu as cette perception de la résonance qu'un mot va avoir. Tu vas voir dans tous les contextes dans lesquels tu pourras l'utiliser. Alors qu'en anglais, tu n'as pas ce truc-là. Tu ne l'utilises pas forcément souvent. Je ne suis pas un natif anglais donc forcément, je n'ai pas ce réflexe. Mais je bosse avec quelqu'un qui m'aide sur l'anglais, à qui j'envoie les paroles à la fin pour être certain qu'il n'y ait pas un truc qui ne passe pas. Je parle anglais couramment quand même, mais je ne sais pas forcément si une expression passe ou pas dans tel contexte. Des fois, tu ne te rends pas compte. Parfois, on me dit que ce n'est pas une vraie expression anglaise, où alors que c'est un truc qui s'utilisait il y a 200 ans et ça ne s'utilise plus du tout ! Juste pour des choses comme ça, j'ai besoin de faire vérifier mes textes. 

LN ! : Il y a pas mal de groupes qui commencent à mettre du français dans leurs musiques. On peut citer Novelists, Landmarks, etc. Ça se développe pas mal et c'est bien parce que ça s'exporte aussi bien à l'international au final. 

Max : Carrément. Pour l'instant, on voit beaucoup de groupes mêler français et anglais et notre langue sert une cause un peu rap en général. Et c'est vrai que ça, c'est un truc que j'aimerais voir aussi différemment, que d'autres utilisent le français en d'autres circonstances parfois. Mais oui, je pense que c'est bien qu'il y en ait comme ça qui mettent à l'honneur la France et en plus qu'ils donnent envie aux autres groupes de le faire en leur montrant que c'est fini le moment où on disait que le français c'était naze ! 


LN! : Oui, parce qu'il y a eu longtemps cette pensée que si tu chantes en français tu ne vas jamais marcher ailleurs que dans ta petite ville en France. Et du coup, vous prouvez le contraire. 

Max : Tu vois Pogo Car Crash Control, ils chantent full en français il me semble. Enfin, ils ont peut-être maintenant un peu d'anglais maintenant. Eux, ils ont fait un peu l'inverse. Ils chantaient full en français et ils ont incorporé de l'anglais. C'est un exemple, Mais il y a une époque où les groupes français n'arrivaient pas à s'exporter en chantant français. 

Robin : C'était très dur de s'exporter quand tu chantais français avant, en tout cas. Aujourd'hui, je ne sais pas ce que ça donnerait vraiment, des groupes comme Eths. Mais j'ai l'impression que les groupes étaient tous passés à l'anglais, puis j'ai l'impression qu'il y a un petit retour en arrière doucement là, en ce moment. 

Max : Ce qui est drôle en y pensant, c'est que dans les groupes de metal qu'on écoute, ils ne vont jamais trop mettre leur langue à l'honneur, à part des énormes groupes comme Rammstein ! Mais tu prends un groupe comme Imminence qui sont suédois par exemple, est-ce qu'ils chantent en suédois ? 

Robin : Electric Callboy ont un peu d'allemand… et ça fonctionne bien pour le coup. Même si nous on ne comprend pas trop ce qu'ils disent. 

Max : Mais dans des trucs vraiment sérieux, est-ce qu'on a retrouvé ça ? 

Robin : Novelists, ils ont mis du français et de l'espagnol. 

Max : Je pourrais faire ça aussi remarque ! C'est Contreras le nom de Camille, non ? Alors avec Maxime Rodrigues, ça marche aussi ! Mon grand-père était espagnol, donc j'ai quand même appris pas mal d'espagnol… 

LN! : Vous avez donc deux EP, comment vous voyez la suite ? 

Robin : On a déjà commencé à composer pour la suite, ce qui sera potentiellement un cycle d'albums. Rien n'est validé ou quoi que ce soit. C'est ce qu'on pense actuellement. On a envie d'apporter des choses nouvelles pour cet album. Donc là, le fait d'avoir fait deux EPs ça nous a quand même permis de se découvrir, de se trouver et de savoir où on voulait aller. Et là, je pense que maintenant, si on sort un nouveau projet il faut apporter quelque chose de plus. C'est là-dessus où il va falloir travailler maintenant, en plus des concerts qu'on fait, les tournées, etc. C'est ça qui est devenu un peu plus difficile par rapport au premier EP qu'on a composé sans vraiment faire de concert. Clairement, on avait le temps ! En même temps, c'est un kiff de pouvoir montrer ce travail-là au public et lui faire prendre vie sur scène. 

LN! : La composition d'un EP c'est différent de la composition d'un album. Un EP, tu te concentres sur une musique par une musique alors qu'un album, tu cherches une cohérence globale. 

Max : Ouais, exactement. Tout à fait. Mais aussi, tu peux te permettre d'avoir plus de sons qui sont un peu ovnis. C'est ça qui est intéressant, parce que tu as plus des sons dans ta DA de base, et tu peux te permettre de péter un câble sur certaines. 

Robin : En gros, pour un album il te faut 4-5 chansons vraiment single, vraiment phare, et le reste tu peux te permettre des petits délires ou des petits trucs calmes, ou même l'inverse, quelque chose de très violent qui va beaucoup contraster. C'est ce qui va être intéressant avec l'album c'est qu'on va pouvoir aller vers des endroits où on ne serait pas allé sur un EP. Mais voilà, on se laisse le temps, rien de presse. Pour l'instant il y a les concerts, les tournées, on veut défendre notre musique sur scène. On a hâte de sortir des nouveaux morceaux, mais on ne veut pas se presser pour sortir des morceaux juste pour les sortir, sans être pleinement satisfaits. De base, on a toujours été dans cette dynamique à sortir un morceau régulièrement, toutes les quelques semaines, et c'est vrai que c'est difficile pour nous de se détacher de ça pour l'album mais on va se prêter au jeu. 

LN! : Vous avez annoncé des tournées avec TSS, Ashen… On vous croise souvent ensemble. C'est important aussi de collaborer et partager la scène avec ces autres groupes français ? 

Max : C'est vrai, on a fait un peu nos armes en même temps. TSS ont commencé avant nous mais en tout cas on est sur une DA qui se ressemble un petit peu, et puis on s'était dit que ça pouvait être intéressant de bosser à nouveaux avec eux, vu qu'on avait débuté avec eux à la Boule Noire. En plus, on aime bien leur public et ils aiment bien le nôtre, on s'entend bien, tout va bien ! 

Robin : Ce qui est intéressant c'est qu'on partage une certaine fanbase avec eux, ça nous permet ces co-headline, on peut taper dans des salles un peu plus grandes avec une meilleure sonorisation, un meilleur accueil pour les fans. Plutôt que d'aller faire des salles entre 150 et 200 personnes, ça nous permet de viser du 3, 4, 500 places et que le public soit mieux reçu. Ça va leur laisser un meilleur souvenir et nous on aura aussi des meilleures conditions. En même temps, c'est un plaisir de pouvoir partager ce genre de moment avec des gens qu'on apprécie. 

LN! : Côté belge, il y a eu Ice Sealed Eyes aussi. 

Robin : On aime énormément ce groupe aussi ! Ils sont très talentueux. C'est un groupe que j'ai découvert fin 2024, un petit mois avant qu'on propose les premières parties pour Paris, à la Maroquinerie. Je suis tombé amoureux de leur musique et depuis j'essaie vraiment de les mettre sur des dates avec nous dès qu'on peut. Dès qu'on nous propose de choisir, on propose direct Ice Sealed Eyes parce que c'est comme TSS en fait, c'est un groupe qui correspond vraiment à notre style, en plus du fait que ce soit des humains formidables, ça aide ça aide énormément. Honnêtement les relations humaines c'est quelque chose qui est primordial pour moi, surtout dans le booking, quand tu organises une tournée, il faut que les groupes s'entendent bien entre eux. Pour moi c'est super important les relations entre groupes. 

LN! : C'est important aussi de promouvoir ceux qui sont peut-être un peu moins connus que vous ? 

Robin : C'est quelque chose que j'essaie de faire au quotidien quand je le peux. Honnêtement, Ice Sealed Eyes sont déjà bien lancés ils ont pas vraiment besoin d'aide, sur scène c'est des bêtes ! 

Max : Je pense pas qu'on soit plus connus que d'autres groupes dans cette scène là, en tout cas on s'entraide plus qu'autre chose… C'est vraiment de l'entraide, il y a des groupes qui ont décollé en France et on les admire, comme Landmvrks, je pense que c'est vraiment devenu une référence pour beaucoup de groupes. C'est ce qu'on vise tous. 

LN! : C'est assez drôle, on avait discuté avec Resolve l'année dernière et ils disaient la même chose exactement, que c'était de l'entraide. 

Max : Ils ont été le fer de lance de cette nouvelle génération, Resolve, ils font d'ailleurs la tournée américaine avec Landmvrks justement. Ce sont des amours, on les a rencontrés cette année ça a bien matché. C'est trop cool de voir une scène comme ça qui se serre les coudes. 

LN! : En effet à l'époque de notre interview avec eux, ils ne vous connaissaient pas bien ! 

Max : On s'est rencontré au Artificial Waves. En même temps, on n'a pas tant joué que ça en France. On commence vraiment à faire des dates par ci par là cette année. La tournée française fait du bien, parce qu'en ayant signé avec un tourneur allemand dès le début, on n'a pas été beaucoup programmé en France. 

Robin : On avait fait deux fois Paris, on a fait Troyes, et on a fait deux fois Tours en France. jusqu'à cet été, c'était les seules dates qu'on avait faites ! Les festivals de l'été nous ont aussi permis de rencontrer un public qu'on n'a pas l'habitude de voir, et la tournée française là honnêtement, ça va être un régal ! 

Max : Entre notre première à la Boule noire et maintenant, c'est vrai qu'on voit, même nous, notre évolution chaque mois. Ce tout premier concert, c'était spécial pour nous. 

Robin : C'est cool de voir ce premier concert-là où on avait eu beaucoup d'émotions, et de voir aussi qu'on a fait du chemin sans vraiment s'en rendre compte ! Même si on bosse d'arrache-pied, c'est factuel, à revoir ces images on se rend compte qu'on évolue et ça c'est un plaisir. On en parle souvent, on se met beaucoup de pression, parce qu'honnêtement on ne s'attendait pas à ce que ça aille aussi vite pour le projet. On n'avait pas des ambitions aussi grandes dès le départ, on s'est un peu laissé surprendre par ça et du coup c'est vrai qu'on se met beaucoup cette pression pour ne pas décevoir. 
Max : On veut être à la hauteur de nos ambitions ! 

Robin : Tout ça fait qu'on travaille énormément sur ce qu'on dégage, et sur la performance scénique, tout cet aspect-là qu'on n'a pas énormément eu le temps de travailler avant. C'est pour ça que de show en show on voit la différence au fur et à mesure de l'expérience, et on est heureux quand on voit notre public qui nous a déjà vu, trouver quand même quelque chose de plus par rapport à ce qu'ils avaient eu avant. L'échange avec le public est super important quand on joue sur scène. 

LN! : On pourrait continuer longtemps, mais on arrive au bout du temps imparti. Merci beaucoup !

Interview et photo : Margot Patry

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