Live Report : Electric Callboy + Wargasm + Bury Tomorrow @ Zénith de Paris (18/01/2026)
Dimanche 18 janvier 2026, le Zénith est plein à craquer. Pour bien commencer l'année, la foule s'est rendue au concert des Allemands d'Electric Callboy à l'occasion de leur TANZNEID World Tour, accompagnés de Wargasm et Bury Tomorrow. Un groupe qui ne cesse de grimper, fort de plusieurs apparitions dans des festivals comme le Hellfest et des salles de plus en plus grandes à travers l'Europe. Le public, dont une bonne partie déguisée à l'effigie des différents styles des vidéos des allemands, se presse dès l'ouverture pour investir la salle !
Wargasm
Pour bien commencer la soirée, le duo britannique Wargasm a investi la scène
avec énergie en ouvrant sur "Bad Seed". Sam Matlock et
Milkie Way ont toujours des énergie communicatives qu'ils essayaient de
transmettre à la foule, encore un peu froide. Avec une musique entre punk et
metal teintée d'électro, le duo et leurs trois musiciens de scène ont réussi à
déclencher les premiers headbangs, mais le niveau a réellement monté d'un cran
quand Sam décide de provoquer les spectateurs pour les forcer à crier de plus
en plus fort. Cela a fait son effet ! Bien que l'accent fut peut-être un peu
délicat à comprendre pour une majorité, tout le monde essayait tant bien que
mal de chanter à l'unisson avec le chanteur. On a découvert avec plaisir le
dernier single en live, "Small World Syndrome", qui est très efficace. Le
final se fait sur "Do It Good" et la bonne humeur commence à se répandre
partout.
Bury Tomorrow
Autre formation britannique, mais beaucoup plus sérieuse, c'était ensuite au
tour de Bury Tomorrow. Les écrans se sont allumés avant leur arrivée en scène
sur une alarme dans le style du film "American Nightmare" annonçant le début
de "la purge" : headbangs, moshpits, wall of death... tout était autorisé ! Le
groupe a ensuite débarqué sur scène en commençant par "Choke" ce qui a
immédiatement commencé à faire bouger le pit. Le style des membres était très
sobre à l'image du chanteur Dani Winter-Bates et de son long manteau
noir; ce qui n'est pas sans nous rappeler les codes visuels de
Bad Omens dont les chanteurs partagent même la coupe de cheveux à
présent. L'alternance entre les cris de Dani et le chant clair du
claviériste Tom Prendergast était très plaisante, même si on a
regretté que ce dernier ne puisse pas s'avancer sur le devant de la scène très
souvent. La technique des musiciens était parfaite. Un tiers des morceaux du
set provenaient de leur dernier album, "Will You Haunt Me, With That Same
Patience" tandis que le reste était un savant mélange de leurs meilleurs
singles des derniers opus. Malgré un set un peu moins festif que les autres
groupes de l'affiche, ils ont su faire bouger le public et insuffler la
dernière dose d'énergie manquante pour la tête d'affiche ! On nota même le
nombre énorme de crowdsurfers après la demande du groupe - tout en partageant
des messages d'unité qui faisaient chauds au coeur.
Electric Callboy
Ce fut ensuite au tour des allemands, et la fête a enfin commencé peu après
21h ! Le groupe a ouvert avec le titre éponyme de la tournée "TANZNEID" et
déjà tout le monde dansait et criait. Il faut dire que le groupe a la recette
pour faire des refrains electro entraînants sans oublier la violence du
metalcore qui les caractérise ! Devenue un classique l'année dernière, le
groupe a ensuite joué leur reprise de "Still Waiting" de SUM41. Puis,
les titres phares se sont succédés, repris à tue-tête par toute la foule qui
ne pouvait s'arrêter de bouger : "Tekkno Train" et "Hypa Hypa" arrivaient déjà
dans le set, de quoi lancer définitivement la fête. La pyro ne cessait
d'exploser dans tous les sens, entre flammes et feux d'artifices ou confettis
et serpentins, les yeux étaient tout autant servis que les oreilles ! Sans
oublier leurs changements de costumes constants pour refléter au mieux
l'univers de chaque morceau. Côté scène, le Zénith ne permettait pas au groupe
d'installer l'entièreté du setup de la tournée, avec une croix lumineuse sur
trois d'installée, mais l'effet était tout de même présent.
Avec une vingtaine de morceaux, le groupe a su faire plaisir à tout le monde :
entre un set DJ nommé "Electric Bassboy" et un medley des anciens morceaux
tels que "Crystals", tous les fans, anciens comme récents, ont pu avoir leur
moment. Après un efficace solo de batterie de Frank Zummo, acclamé par
toute la foule, le groupe a dévoilé sa présence surprise au milieu de la
foule, avec un piano ! Ainsi, ils ont joué "Fuckboi" en acoustique, et tout le
public s'est assis pour permettre à tout le monde de pouvoir observer le
moment : un vrai plaisir et un exemple de respect. Le groupe a enchaîné avec
leur cover de "Everytime We Touch", avant de revenir sur scène pour la
terminer de façon beaucoup plus rythmée ! La fin du set et le rappel ont vu
défiler le reste des tubes du groupe, tels que "RATATATA", le duo avec
Babymetal, "Spaceman" et la fameuse "We Got The Moves" pour terminer.
Le groupe a salué et est sorti sur la bande son de "No Limit" de
2 Unlimited, et certains spectateurs continuaient de danser dessus et
de chanter après la sortie du groupe, preuve de l'ambiance qu'il y avait ce
soir-là. Clairement, avec Electric Callboy, on passe toujours un excellent
moment, et on en ressort toujours de bonne humeur !
Live Report : Margot Patry
Photos : Garnet

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