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Silverchair : pourquoi il ne faut (malheureusement) plus attendre de reformation


L'arrivée du titre "Pins In My Needles" de Silverchair (post-grunge/alternative rock) sur les plateformes de streaming a clairement relancé notre amour pour le groupe… dont le dernier album, Young Modern, est sorti en 2007. La bande, qui était ensemble depuis l'âge de 15 ans, se séparait en effet pour la seconde fois en 2011. 

Il serait néanmoins utopique d'espérer une reformation, le chanteur Daniel Johns déclarant au Herald Sun en 2018 : 

"Quand je dis que je ne reformerai pas Silverchair même avec un flingue sur la tempe ou pour un million de dollars, on dirait que je clashe le groupe. Ce n'est pas ce que je fais. 

J'aime Silverchair. Je suis super fier du groupe et j'aime les disques qu'on a fait. Mais c'est arrivé à un point où ça ne marchait plus pour moi. Même ado, je disais qu'on ne le ferait plus lorsque ça cesserait d'être fun. 

Ca ne doit pas forcément être la fête tout le temps mais j'avais l'impression que mon cerveau ne pouvait fonctionner qu'à moitié, j'avais besoin de faire autre chose. Je ne suis pas embarrassé par Silverchair, c'est juste que je l'ai fait et c'est fini. Les gens doivent passer au-dessus."


Sur le titre "Young Modern Station" (sur Young Modern), il exprimait déjà son envie de sortir de son mal-être, et, évidemment, du rock énervé : "I need a different liquor, so sick of getting sicker." Tout comme Frank Carter (Gallows) qui s'était exilé dans Pure Love pour  chanter en 2013 : "I'm so sick of singing about hate, It's time that I made a change."

Toujours en 2018, il déclarait au Mail Online

"Je ne pense pas que ce soit bon pour moi de revenir en arrière et de revisiter les choses dont parlent ces albums. 

En fait ça me fait mal d'écouter certaines chansons, c'est vraiment douloureux de faire ça."

Car si BMTH a bien retranscrit la dépression avec sa nouvelle vidéo pour "Teardrops", celle d'"Emotion Sickness" (album Neon Ballroom, 1999), est parmi ce qu'on vu de mieux dans le genre. Daniel a également souffert d'anorexie (il en parle notamment dans "Ana's Song" : "And your my obsession, I love you to the bones") ainsi que d'une forme rare d'arthrite réactive, provoquant de vives douleurs. Autant de thèmes dont l'ombre plane sur les albums du groupe. 


"Je sais que les gens aiment vraiment beaucoup ce travail et que ça a aidé beaucoup de gens et j'en suis fier et conscient de ne pas m'en moquer, les chansons existent toujours et sont là pour les gens qui les veulent."

Dans une interview avec Andrew Denton, il discutait également de son combat contre l'anxiété :

"Je souffre d'anxiété assez grave depuis 15 ans… et ça s'est vraiment détérioré à un moment et je ne me débrouillais plus. J'ai fait de la thérapie et beaucoup de choses, comme des médicaments pour arrêter de trembler. J'étais constamment paniqué."

Il a révélé s'être tourné vers l'alcool pour essayer de résoudre son anxiété, affirmant qu'il "se soignait" avec de l'alcool parce qu'il avait été "mal diagnostiqué avec beaucoup de choses."

Dans un autre entretien avec The Sydney Morning Herald, il déclarait : 

"Je suis tellement jaloux des gens qui se lèvent le matin et profitent de la journée. Moi je me réveille et je me dis, 'qu'est-ce que je vais gâcher aujourd'hui ?'"

Après sa collaboration avec Luke Steele de Empire of the Sun sur le projet electrorock DREAMS, qui a sorti un album il y a deux ans, Daniel s'est lancé dans un procès (qu'il a gagné) contre le tabloïd The Sunday Telegraph, qui prétendait l'avoir photographié sortant d'une maison close. Après les excuses publiques du magazine en mai dernier, il déclare sur ses réseaux sociaux se remettre au travail sur ce qu'il appelle "l'album 9", en réalité son deuxième album solo, après le disque electro/pop Talk en 2015. 


C'est amusant de savoir qu'il considère la musique comme une forme de magie et ne veut pas trop s’y exercer "parce que je pense toujours que quelqu’un qui lutte pour obtenir quelque chose sonne toujours mieux que quelqu’un qui joue quelque chose avec aisance". Aussi, il essaie d’écrire un opéra, une tâche qui "semble inaccessible ". "Un jour, j’espère y arriver, mais je n'en suis même pas proche," a-t-il dit.

Sur les derniers clichés de ses réseaux, on le voit cheveux mi-longs, arborant son emblématique guitare "Fugazi", et si l'on ne peut plus espérer plus un retour de Silverchair, on se permet encore de rêver, au moins, qu'il revienne au rock. 

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