Laura Cox (Interview Exclusive) : "Le format qui est privilégié, c'est plus les reels, donc est-ce qu'on va continuer à faire des clips ?"
Pour la sortie du nouvel album de Laura Cox (hard rock/blues/southern),
intitulé Trouble Coming, le 31 octobre dernier, nous avons pu nous entretenir avec la
chanteuse/guitariste sur la composition de ce 4ème opus ! Petite plongée
dans sa façon décrire, sa façon de jouer en live, jusqu'à l'évolution de son
utilisation des réseaux sociaux.
LN! : Nous réalisons cette interview pour discuter de ton nouvel album,
que tu as appelé Trouble Coming. Il vient d'où ce titre ? C'est
censé être un présage ?
Laura : Quand j'en suis arrivée au moment où j'avais fini toutes les
chansons de l'album, je n'avais pas de titre et j'hésitais à partir sur un
album éponyme qui s'appellerait "Laura Cox", parce que je trouvais que pour
celui-là ça avait du sens. C'est le premier album que je compose et que
j'écris de A à Z toute seule, donc ce n'est pas vraiment un travail de
groupe, c'est plus un travail d'artiste en solo. Et finalement, je me suis
dit pourquoi pas Trouble Coming ? C'est le titre de l'une des chansons, elle
ne représente pas forcément musicalement tout l'univers de l'album, mais au
niveau des thèmes, je trouvais qu'elle collait bien à ce que l'album
raconte. Tu peux le prendre à plusieurs niveaux. Déjà, j'ai voulu partir sur
le thème de la santé mentale, surtout chez les artistes et les musiciens en
tournée, parfois qui luttent contre pas mal de problèmes comme les
addictions, la solitude, la dépression… Et à plus grande échelle, quand je
parle de Trouble Coming je veux dire aussi qu'on est un peu dans la merde
écologiquement, politiquement, enfin rien ne va quoi, donc effectivement tu
peux le prendre à plusieurs niveaux et ça parle au plus grand
nombre.
LN! : C'est des problèmes que tu rencontres toi quand tu es en tournée par
exemple ?
Laura : Modérément quand même, mais ça reste un sujet global pour
plein de gens, en particulier les artistes en tournée. Moi, je pense que
j'ai quand même un rythme de vie plutôt sain par rapport à plein de gens
dans l'excès que j'ai pu croiser, mais c'est un mélange de mauvais petits
épisodes comme ça que j'ai pu faire, et aussi de gens que j'ai côtoyés, ou
même des choses que j'ai lues.
LN! : Tu définis le son de cet album comme plus moderne que les précédents.
Tu entends quoi par-là ?
Laura : C'est vrai. Je dirais que j'ai gardé mes racines un peu
guitare, un peu rock, blues rock, presque country ou southern rock par
moment, mais que j'ai voulu insuffler un petit air de modernité, parce que
je commençais un peu à me lasser d'enregistrer de la même manière les
derniers albums avec mes musiciens. Cette fois-ci, je me suis dit que
j'allais me faire entourer, et je me suis faite entourer de
No Money Kids, qui ont produit et arrangé cet album. Pour moi, c'est
eux cette touche de modernité ! J'ai pu garder mes racines, mais avec leur
modernité, parfois même des petites sonorités électro, à petite dose quand
même, parce que je ne voulais pas non plus un album qui parte dans tous les
sens et je voulais que ça reste rock, mais avec leurs effets, leurs
traitements, leurs méthodes d'enregistrement à eux, j'ai pu arriver à ce
mélange que je voulais de nos deux sons, ce qui a abouti à cet album, et
c'est en ce sens que je le trouve plus moderne.
LN! : Elle vient d'où cette collaboration avec No Money Kids ?
Laura : Je savais que pour ce nouvel album j'avais envie
d'expérimenter de nouvelles choses et de prendre un chemin un peu différent.
Il se trouve que j'écoute beaucoup la radio dans ma voiture, et c'était sur
une période où j'entendais pas mal No Money Kids, sur OUI FM en
l'occurrence, ça m'a inspirée. C'est marrant parce que c'est des français,
mais je trouve qu'ils ont cet avantage et cette force d'être français tout
en faisant de la musique où tu n'arrives pas à le deviner. Au début je
n'étais pas au courant qu'ils étaient français, et c'est ça qui m'a plu chez
eux, et il y avait un petit côté The Black Keys un peu
entraînant qui me parlait, et je me suis dit que je serais très curieuse de
voir ce que pourrait donner ce mélange avec ma musique. Ma manager m'a dit
qu'elle pouvait entrer en contact avec eux pour organiser un petit
rendez-vous, faire connaissance, voir si eux ça pourrait les intéresser de
collaborer, et en fait ça s'est très bien passé, il en a découlé toute cette
collaboration, je leur ai passé une de mes maquettes pour voir s'ils
pouvaient la réarranger et voir ce que ça donnait, pour prendre la
température, et ensuite on a embrayé sur tout l'album car ce qu'ils ont
produit m'ont plu.
LN! : Sur cet album-là du coup il y a pas mal de crossover de différents
styles. Tu as toujours eu beaucoup d'influences différentes déjà, mais
est-ce que tu penses qu'il y a eu une évolution depuis le premier album
comparé à celui-là, dans tes influences ou ta manière de jouer ?
Laura : Oui clairement ! Dans les influences, c'est vrai que quand
j'ai commencé la guitare j'étais plus orientée classique rock, hard rock,
j'ai commencé avec Slash, avec AC/DC et tout, et ça se sentait
dans mes premiers albums. Là, c'est vrai qu'on le ressent de moins en moins,
parce que je me suis un peu émancipée de ces influences justement, et c'est
la première fois que je me dis que je ne veux pas faire de la musique qui
ressemble à d'autres artistes. C'est pour ça justement que cet album paraît
un peu plus divers en termes de style, c'est parce que c'est la première
fois où je ne me suis pas posée de barrière en termes d'influences.
LN! : Je pense qu'il y a différents moods en fonction des chansons si je
puis dire. Si on prend, "What Do You Know" qui est plus calme, groovy, qui a
aussi des paroles beaucoup plus introspectives, comment tu as réfléchi à la
composition de cette chanson par exemple ?
Laura : Cette chanson est venue à un moment où je ne savais même pas
que j'allais collaborer avec No Money Kids. C'était une maquette que j'avais
enregistrée dans mon salon, avec la télé qui tournait derrière, enfin
vraiment je pense que tu entends la télé dans mon micro, et j'avais
enregistré ça vraiment à l'arrache, elle date de presque deux ans !
Finalement, quand je me suis que j'allais collaborer avec No Money Kids,
j'ai trouvé que c'était une chanson qui collerait bien avec leur univers et
je les voyais bien arranger ce morceau. C’est une chanson qui parle un peu
de moments de solitude, la tristesse de la solitude et l'obscurité de la
vie, enfin voilà c'est une chanson un peu dépressive mais je sentais qu'ils
pouvaient en faire un truc et l'amener ailleurs. Ça a été une des premières
chansons terminées pour ce nouvel album.
LN! : Je vois ! À l'inverse, j'ai choisi "The Broken" qui fait bien
danser.
Laura : Oui. C'est le single qui va sortir au moment de la sortie de
l'album et effectivement, pour cette chanson là j'avais vraiment envie de
faire deux ambiances, un truc un peu crié, presque punk sur les couplets
puis quelque chose de plus mélodique, presque pop sur les refrains. Je
voulais avoir ce mix, un peu ces deux univers et surtout, quand j'ai composé
ce titre, j'avais en tête le côté live même si je n'avais pas vraiment
d'influence en tête. La trame que j'avais c'était d'arriver à se faire
plaisir en live, qu'on arrive à se lâcher un peu plus avec le groupe, pas
faire des trucs trop compliqués instrumentalement et techniquement parlant
pour pouvoir justement se lâcher un peu plus sur scène. C'est le genre de
chanson où je peux réussir à plaquer les accords et chanter en même temps
sans être trop focus sur le côté technique, ça fait du bien sur scène de
pouvoir juste se lâcher un peu plus de temps en temps.
LN! : Le but de la scène c'est aussi de s'amuser !
Laura : Je suis d'accord mais des fois ce n'est pas évident
franchement ! Il y a des chansons où je suis tellement focus sur ce que je
fais que j'ai du mal à être vraiment dans la chanson et c'est quelque chose
que j'avais envie d'éviter sur ces nouvelles compositions.
LN! : Tu as une chanson que tu trouves difficile à jouer en live ?
Laura : C'est moins dur maintenant parce que j'ai l'habitude de les
faire depuis longtemps, mais il y a des parties qui sont compliqués à jouer
et à chanter en même temps. Par exemple "Freaking Out Loud" de mon deuxième
album. Jouer la guitare et chanter en même temps ce n'est pas forcément très
naturel pour moi, maintenant je le fais mais c'est vrai qu'il faut quand
même que je me concentre ! Sur ce morceau, je suis quasi obligée de regarder
où mes mains vont, je ne peux pas vraiment regarder public, je chante mais
j'ai quand même les yeux rivés sur la guitare. J'ai envie de me détacher un
peu de ça. Ce n'est pas forcément du stress mais du contrôle, il faut que je
sois bien au bon endroit sur le manche ou ce genre de truc… Je veux être un
peu plus dans l'instinctif pour ces nouveaux morceaux.
LN! : En plus, "Freaking Out Loud" en plus c'était un des singles
principaux donc t'es obligée de la jouer souvent.
Laura : Oui, Il y en a d'autres comme ça, comme "So Long" du dernier
album, jouer et chanter en même temps ça demande quand même un effort
cérébral, j'ai envie de me détacher un peu de ce genre de truc.
LN! : Sur ce nouvel album, j'ai noté "Out of the Blue" qui est assez
originale comparé aux autres.
Laura : C'est la plus dépouillée, la moins produite ! J'étais
contente d'avoir un banjo voix sur l'album, quelque chose qui vienne donner
un peu d'air et qui soit moins axé sur la puissance. Je trouve que cette
chanson donne un peu d'air et j'étais contente, dans tous les albums que
j'ai sortis il me semble qu'il y a toujours eu une chanson avec du banjo
donc sur cet album-là, c'est cette chanson-là.
LN! : T'aimes bien expérimenter avec des nouvelles façons de composer
?
Laura : Justement, là ça a été de nouvelles façons de composer parce
que c'est la première fois où vraiment je compose et j'écris toute seule. Je
ne me suis pas posé de limites même en termes de style comme tu disais, il y
a des trucs que j'aurais sûrement enlevés avant, en me disant que le style
n'allait pas trop coller. Au contraire là, je me suis dit : on finit les
chansons et je suis sûre que No Money Kids arriveront à donner une cohérence
à l'ensemble avec les traitements qu'ils appliquent, les effets, leurs
traitements de son. L'album aura une cohérence dans sa globalité même si en
termes de styles on est parfois dans des univers différents.
LN! : Quand tu fais un album, t'as quand même pas mal de chansons donc
c'est plus facile d'en faire une ou deux différentes,
d'expérimenter.
Laura : Oui, il ne faut pas que tout soit différent, mais on peut en
avoir une ou deux qui sortent du lot c'est sûr.
LN! : Tu as sorti 3 singles. Pourquoi avoir choisi ceux-là ?
Laura : Ça s'est fait en discussion avec la maison de disques et on
s'est mis d'accord. Moi, j'étais contente de sortir "No Need to Try Harder"
en premier, je trouvais que ça avait du sens parce que je trouvais que comme
c'est un album qui est un peu différent des précédents, "No Need to Try
Harder" était un moyen de faire la liaison entre mes précédents albums et
celui-là, je savais que je n’allais pas complètement perdre ma fanbase et
que ça pouvait aussi accrocher à des gens qui ne me connaissaient pas. C'est
un bon morceau pour faire cette transition. C'est pour ça aussi que je l'ai
mis en ouverture de l'album. Je trouvais qu'il avait sa place ici. Ensuite,
"Trouble Coming", on l'a sorti cet été et je sais que ça a été plus un
souhait du label qui avait dit que l'été c'est bien d'avoir une chanson un
peu plus tranquille pour les vacances, quelque chose de plus doux. Et "Do I
Have Your Attention ?" c'était pour revenir en force à la rentrée. "No Need
To Try Harder" et «"Do I Have Your Attention ?", ce sont des chansons qu'on
joue déjà depuis quelques mois sur scène et on voit qu'elles ont un bon
accueil du public. C'était cool que les gens connaissent déjà les versions
live et la version studio un peu en avance avant la sortie de l'album, ça
faisait sens de les choisir.
LN! : Et comme "Trouble Coming" c'est aussi le titre de l'album, c'était
peut-être une chanson importante à sortir pour le label ?
Laura : Oui, même si musicalement, comme je disais, elle ne reflète
pas l'intégralité de l'album, ça reste la chanson qui a donné son nom au
titre de l'album.
LN! : Et tu as eu des bons retours sur ces chansons ?
Laura : Oui, au début je me suis demandé si je n'allais pas perdre
une partie des gens. Je me posais quand même des questions, même si ça ne
remettait pas en doute dans ma tête le fait d'avoir fait cet album comme ça,
je n'étais quand même pas sûre de l'accueil. mais j'étais contente de ce que
j'avais fait donc je m'étais dit à partir du moment où j'aime écouter cet
album et que je suis contente du boulot qui a été fait tant pis, on verra,
s'ils n'aiment pas, c'est comme ça, ce n'est pas grave. Mais finalement non,
même les fans de la première heure qui étaient plutôt en mode classique,
rock, AC/DC puriste et tout, j'ai l'impression qu'ils accrochent, j'ai pas
eu beaucoup de négatifs et ça fait plaisir de voir que les gens s'y
retrouvent là-dedans et que finalement, moi qui pensais avoir fait un truc
très différent ça ne choque pas les oreilles de tout le monde.
LN! : Après, on retrouve beaucoup ton esprit, on n'est pas perdus. Les gens
qui ont commencé peut-être à te suivre dès le début sont sûrement habitués à ce que tu sors et à ton évolution au
fur et à mesure.
Laura : Oui, je pense qu'il y a des gens qui ont suivi un peu et que
ça reste dans la continuité parce que j'avais déjà opéré un petit virage un
peu moins hard à l'album précédent donc en ce sens on est un peu dans une
continuité.
LN! : Tu as des vidéos pour ces singles. Est-ce que c'est toi qui décides
l'histoire des vidéos ?
Laura : Les gens sont ouverts à la discussion si j'ai des idées ! Le
problème, c'est que souvent pour moi les clips c'est la partie un peu… Pas
forcément chiante, mais c'est le moment où je me dis que moi j'ai fait mon
boulot, c'était la musique, mais qu'est-ce qu'on va faire maintenant pour
les images ? J'ai tendance à laisser ça entre les mains d'autres gens parce
que c'est vrai que je suis rarement inspirée pour les clips. Au final, quand
on sait bien s'entourer, je me dis que ça passe tranquille. Quand j'ai des
idées je les donne, ce qui avait été le cas pour les précédents albums, mais
là j'ai été entourée de réalisateurs et je leur ai transmis les paroles, la
chanson, ce que ça m'évoquait et à partir de là ils me proposaient soit une
première trame ou un scénario, soit des ambiances, des trucs qu'on pourrait
creuser ensemble et on a fait comme ça pour tout ce qui est sorti en clip.
Je décris ce que ça m'évoque, ce que j'ai envie de véhiculer comme image,
comme message et puis ensuite on voit ce que ça raconte et ce qui pourrait
marcher à l'image. On a des limites sur ce qui est faisable aussi même
financièrement, je ne peux pas inviter 3000 personnes, il y a un critère
financier à prendre en compte et c'est plus ça souvent qui me stresse. C'est
la logistique, quand, où, que faire… Mais au final, on arrive toujours à
retomber un peu sur nos pattes et après je me dis que ces derniers temps
c'est vrai que les clips entiers sont de moins en moins regardés donc le
format qui est privilégié, c'est plus les reels sur Insta ou autres, donc
est-ce qu'on va continuer à faire des clips de la durée de la chanson pour
poster sur YouTube encore longtemps ? Je n'en sais rien mais pour l'instant
on continue !
LN! : C'est vrai que si on s'intéresse aux réseaux sociaux, ça a changé la
dynamique des promos sur les dernières années.
Laura : C'est vrai que les gens regardent de moins en moins des
clips entiers et consomment du contenu très court. Des fois, les groupes
enregistrent juste des reels pour un couplet, un refrain ou alors quelques
petits reels à poster mais c'est vrai que le mode de consommation change
donc il faut essayer de s'adapter.
LN !: Tu utilises TikTok et tout aussi ?
Laura : Je ne peux pas dire que je l'utilise… En fait, ce que
je fais c'est que je poste sur Insta, et tout ce que je poste sur Insta je
le mets sur TikTok. Mais il faudrait que j'adapte, parce que je sais que ce
n'est pas fait pour les mêmes contenus… Mais je t'avoue que déjà que j'ai du
mal à suivre juste sur Insta, il va me falloir un peu plus de temps encore
pour m'y mettre, ou alors être entourée par quelqu'un qui peut m'aider !
Mais je peux pas tout faire toute seule.
LN ! : C'est vrai que ça rajoute du travail supplémentaire en tant
qu'artiste maintenant.
Laura : Oui, faire ce genre de com c'est un boulot à part entière,
les réseaux sociaux sont très prenants en temps, en énergie et surtout que
plus tu postes et plus les gens en demandent ! En plus tout ça évolue si
vite et les gens consomment de plus en plus, tu dois donc poster, poster,
poster ils sont constamment en demande donc c'est quand même dur d'arriver à
tenir le rythme en sortant du contenu de qualité. Surtout parce que poster
quelque chose tous les jours c'est possible, mais poster quoi ?
LN! : Tu réfléchis beaucoup à ce que tu postes avant de mettre des trucs ou
tu aimes bien partager ce qui te passe par la tête ?
Laura : Avant oui, je faisais des posts très réfléchis. Maintenant
je me dis qu'il faut aussi arriver à prendre ça de manière plus naturelle,
de façon quotidienne. Je me rends compte que les gens veulent aussi voir un
peu ce que je fais à côté, comment je fais les trucs, un peu l'envers du
décor. Donc c'est vrai que maintenant je suis moins regardante là-dessus, je
poste plus facilement de la merde… Je veux dire, je poste plus facilement
des trucs moins réfléchis de la vie de tous les jours !
LN! : Ça fait un peu tranche de vie mais ça peut aussi te rapprocher des
fans.
Laura : Je pense que c'est ça que les gens veulent voir aussi. Avoir
un truc complètement aseptisé où ils ont l'impression de ne pas connaître la
personne, ce n'est pas ce qu'ils recherchent, mais il faut trouver le bon
équilibre entre ce qu'ils veulent voir et ce que tu veux montrer aussi
!
LN! : Sur les dernières années tu as quand même amélioré ta communication
en ligne.
Laura : J'essaye ! Surtout ces derniers mois, j'essaye de poster
plus, de varier un peu ce que je poste. J'essaye de suivre, parce que c'est
vrai qu'il y a quelques années j'ai eu tendance à pas mal délaisser les
réseaux en me disant que ce qui est important, c'est d'enregistrer de la
musique et de faire des concerts. Mais en fait maintenant c'est très
compliqué de faire juste ça, il faut quand même communiquer quasi au
quotidien. Je pense que c'est important pour garder une certaine proximité
des échanges, et que les gens comprennent que tu es toujours là.
LN! : C'est vrai qu'on a beaucoup moins cet esprit maintenant où tu peux
aller dans un magasin de musique pour regarder les sorties ou trouver de
nouveaux artistes.
Laura : moi je le fais encore en tout cas, mais c'est vrai qu'au
quotidien… Le CD ou le vinyle, tu vas l'acheter, l'artiste va sortir quelque
chose tous les 2 ou 3 ans en moyenne, mais tu ne vas pas attendre tous les 2
ou 3 ans pour te renseigner sur un artiste que tu aimes. T'as envie de les
suivre, de découvrir comment il ou elle en est arrivé à faire cet
album…
LN ! : Tu vas faire une tournée pour cet album j'imagine ?
Laura : Justement, je vais bientôt l'annoncer ! Là pour la fin de
l'année on lève un peu le pied parce que de toute façon, je voulais faire
une petite cassure avant que l'album sorte. Qu'on ne tourne pas en continu
jusqu'au prochain album. On reprend en février, on rentre en répète
non-stop, on a une résidence une bonne semaine avec le groupe pour roder un
peu le nouveau show. À partir de mars on recommence vraiment les concerts,
on va partir en Allemagne pour 3 semaines de concerts. La tournée commence
comme ça et ensuite on va avoir pas mal de dates en France. Il y a une belle
date parisienne qui arrive, au Trianon le 10 avril, une très belle
salle avec une super acoustique. Et après je n'ai pas encore toutes les
infos, mais j'espère qu'on aura un bel été aussi avec des festivals
!
LN! : Super, j'ai hâte de t'y voir ! Merci beaucoup pour ton temps !
Interview et photo : Margot Patry


Aucun commentaire