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Chronique : Bad Omens - Finding God Before God Finds Me


Se révélant au public en 2015 avec un album éponyme de haute volée, Bad Omens était attendu par de nombreux fans du monde entier. Souvent comparés à Bring Me The Horizon, les membres du groupe ont pourtant toujours affirmé vouloir obtenir leur propre identité malgré un premier album aux allures de Sempiternal bis. Mais c'est en août 2018 que cette envie s'est clairement dévoilée avec le single "Careful What You Wish For". Surprenant et efficace, nous pourrions résumer le morceau comme ceci car avant d'être plus calme que ses prédécesseurs, il est avant tout rempli d'émotion. Ce n'est que trois mois plus tard que le groupe voulu rassurer les fans de la première heure avec le rapide, puissant et incisif "The Hell I Overcame" comme deuxième single. A partir de là, on restait sans nouvelles d'un éventuel nouvel album jusqu'en juin 2019 où l'annonce de Finding God Before God Finds Me était accompagnée d'un troisième single, "Burning Out", que le groupe jugeait très personnel. Malheureusement ce n'est pas celui ci, ni "Said & Done", toutes deux d'un goût incertain, qui rattraperont les dégâts un mois plus tard.

En effet, les membres se cherchent toujours et cela se ressent à travers l'inégalité qui règne sur cette galette. Prenons "Runing In Circles", premier gros ratage en règle qui se veut rapide et calqué sur un électro insupportable présent du début à la fin. Ce n'est pourtant pas Noah Sebastian (chant) le problème car le frontman fait preuve de prouesses vocales sur une ouverture telle que "Kingdom Of Cards", qui pourrait en faire hurler plus d'un tant on se croirait sur une piste country. Mais qu'est ce que cela vient faire dans un album métal ? A vrai dire c'est tout le problème car vous trouverez en cinquième position le surpuissant et ravageur "Dethrone" faisant passer la première partie des 10 morceaux que possède l'album pour une cérémonie d'enfant de cœurs. S'en suit "Blood", véritablement à retenir parce qu'elle pourrait aisément figurer sur le premier album avec sa rapidité et ses breakdowns dévastateurs.

Là où le bas blesse, c'est avec "Mercy", parce que même si elle est remplie de bonnes intentions, nous retombons dans ce problème d'identité. Alternant émotion et agressivité, on ne sait pas ou le morceau veut nous mener et ce malgré cette folle envie d'y adhérer. Si une chose est sûre, c'est que Finding God Before God Finds Me va faire débat. Certains soulèveront ce changement de son comme un mal nécessaire à l'évolution du groupe, alors que d'autres soutiendrons que leur son d'origine était assez vaste pour leur permettre d’évoluer dans le bons sens. Je suis de cette deuxième partie de personnes, car pour avoir eu la chance de les rencontrer sur Paris et d'assister à l'un de leurs concerts, je peux certifier que ce deuxième disque risque de faire tâche dans la setlist.

Pour conclure, Finding God Before God Finds Me va en ravir certains et en décevoir d'autres. Son inégalité significative est son grand défaut et en fait de lui un album tout juste passable, ou plusieurs pistes méritent pourtant que l'on y jette un coup d’œil. Vivement critiqué pour sa ressemblance avec Bring Me The Horizon, Bad Omens se serait perdu en chemin en essayant de s'affranchir de tout reproche. 

2,5/5

01. Kingdom of Cards
02. Running in Circles
03. Careful What You Wish For
04. The Hell I Overcame
05. Dethrone
06. Blood
07. Mercy
08. Said & Done
09. Burning Out
10. If I’m There

1 commentaire:

  1. Ptdrr le critique metalleux qui reproche à un groupe de pas faire 15 fois la même chanson sur un album épisode 36518

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